Véhicules industriels : 2022 restera une année incertaine

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Après une année 2021 très particulière durant laquelle la demande n’a pas pu rencontrer l’offre, l’Observatoire du Véhicule Industriel (OVI) reste sur ses gardes. Les pénuries de composants, les délais de livraison allongés et tous les autres enjeux liés à la pandémie et aux élections à venir empêchent toutes certitudes en termes de prévisions économiques. 

 

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Véhicules industriels : 2022 restera une année incertaine © MAN Truck & Bus SE

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MAN TGX Tracteurs routiers

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Volvo FH Tracteurs routiers

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MAN TGX Tracteurs routiers

Pour l’Observatoire du Véhicule Industriel (OVI), il y aura eu deux périodes marquantes pour l’année 2021. Un premier semestre fort avec des résultats à +69 % entre mars et mai et, finalement, un 2e semestre nettement plus contrasté avec une baisse, mois après mois, de l’activité due principalement au dérèglement des chaînes de production. « Les niveaux des difficultés des entreprises dépassent les 50 % dans toutes les activités », souligne Jean-Michel Mercier, directeur de l’OVI. Ainsi, un niveau inférieur de 20 % à l’exercice de référence pré-Covid soit 2019 est observé sur l’ensemble de l’année 2021.

 

Dans ce contexte, les prévisions 2022 sont incertaines car compte tenu des stocks et des difficultés d’approvisionnements, les délais de livraison s’allongent de 339 jours en moyenne pour les constructeurs et de 149 jours pour les carrossiers. Pour autant, la situation actuelle ne reflète pas la demande bien présente avec des carnets de commandes remplis. Les gammes de véhicules configurées BTP dominent d’ailleurs le marché représentant 57,5 % de l'activité contre 46,5 % en 2019.

 

Revoir les agendas

Outre des impacts logistiques conséquents, les acteurs font aussi face à des difficultés de mise en œuvre des objectifs de transition énergétique et d'adoption des énergies alternatives. D’ailleurs, l’OVI a recensé 2100 véhicules alimentés en GNV, 1500 au B100 et 100 fonctionnant à l’électrique.

 

« Nous sommes loin du compte », commente Jean-Michel Mercier. « Mais, nous observons une accélération du côté des biocarburants dont l’Oleo 100 qui représentent des solutions environnementales adoptables immédiatement néanmoins aussi considérés en vignette Crit’Air 2. Concernant la motorisation électrique et l’hydrogène, nous sommes par ailleurs au début de l’histoire. Ne faudrait-il pas dans ce cas revoir la grille des normes en matière de ZFE et fixer un cadre plus réaliste ? Car l’horizon 2025 paraît bien compliqué à tenir... », se questionne le directeur de l’OVI.

Un avenir imprévisible

En résumé, l’OVI anticipe pour 2022 un marché aussi déstructuré que 2021 et se projette sur une fourchette de prévisions avec soit un total de 45 000 immatriculations (21 000 porteurs et 24 000 tracteurs), c’est-à-dire les chiffres observés en 2021, soit, un marché à 50 000 unités (dont 23 000 porteurs et 27 000 tracteurs).

 

 

Charlotte Divet