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Une semi dans un trou de souris

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Accéder aux chantiers parisiens était devenu un vrai casse-tête pour les chauffeurs en provenance du site de Knauf Saint Soupplets en Seine-et-Marne. Plutôt que de se résigner, le spécialiste de la plaque de plâtre BA13 a décidé de se doter d’un nouveau genre de semi-remorque à l’agilité étonnante.

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La semi-remorque dévoile ses atouts © Jérémy Bellanger

Manœuvrer pour rentrer sur un chantier dans la capitale n’est pas une mince affaire comme le confirme Philippe Richez. "Jusqu’en 2010, près de 65 % des livraisons ne pouvaient aboutir faute d’espace sur la voirie. Nous étions donc contraints de déposer les colis à proximité du site, chez le négoce voisin voir de redistribuer les matériaux dans plusieurs véhicules de moindre capacité". Si le responsable achats et transports de Knauf Saint Soupplets livre cette confession de bonne grâce c’est bien parce que ce constat se conjugue désormais à l’imparfait. Après avoir testé l’utilisation de semi-remorques spéciales avec grue auxiliaire arrière à compter de 2010, en lieu en place de ses porteurs sans remorque, l’entreprise a entièrement revisité sa flotte en 2015.

 

Ces poids lourds de nouvelle génération se distinguent par un système qui améliore très nettement le rayon de giration. Le principe est simple : une impulsion électrique est envoyée depuis la sellette d’un tracteur Iveco Stralis 400E6 dans les deux essieux situés à l’arrière de la remorque. Transformée en pression hydraulique pour commander les tourets des essieux, ce signal électrique permet de disposer de quatre roues directionnelles sur la remorque. Conséquence, la semi se conduit comme une voiture puisque le tracteur et sa remorque suivent une même trajectoire de manière solidaire. Mieux encore, le véhicule devient capable de se déplacer « en crabe » pour ajuster sa trajectoire et réaliser son créneau. "On rentre désormais dans de véritables trous de souris", assure le chauffeur responsable de la flotte, Dominique Le Cam. Si la métaphore peut paraître abusive, il est pourtant difficile de le contredire sur le fond. Il faut bien considérer que les manœuvres évoquées peuvent être assimilées au demi-tour d’un bus en plein Paris. Une fois atteint le point de livraison, une autre question restait en suspens.

 

Qu’en est-il de la sécurité alors que le véhicule se livre à des contorsions difficilement prévisibles ? Pour ne pas tomber dans cet écueil, le matériel a été équipé en conséquence. En plus d’un radar de recul, il est muni d’une caméra d’angle mort pour éviter toutes collisions malencontreuses qui pourraient rapidement devenir dramatiques si un deux roues décidait de se faufiler le long du camion.  Bien installé à proximité du bâtiment à livrer, ne reste plus qu’à disposer des capacités de levage pour atteindre les étages toujours plus élevés de la capitale. Mais avec une grue auxiliaire arrière Hiab de 37 t/m (avec jib), Knauf s’est assuré que ses plaques de plâtre atteignent sans mal le 7e étage.

Jeremy Bellanger

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