Suivez-nous Suivre Le Moniteur Matériels sur facebook Suivre Le Moniteur Matériels sur Linked In Suivre Le Moniteur Matériels sur twitter RSS Moniteur Matériels
Menu Recherche

Une pelle Doosan au service du patrimoine

| |

Connu pour extraire la pierre de Saint-Maximin, BPE Lecieux est aussi le premier carrier à utiliser la DX800LC-7 sur le marché français.

 

Les sites web parasites sanctionnés !
Crédit : Hakim Bendaoud

Doosan lance la plus grosse pelle sur chenilles de son histoire, la DX800LC-7, équipée d’un moteur Perkins de 548 ch (403 kW) phase V, présenté par le constructeur comme « le plus puissant de sa catégorie ». Implanté à Saint-Maximin (60), dans l’Oise, le groupe familial BPE Lecieux est le premier à l'utiliser. C’est là, sur les cinq sites du carrier qu’ont été arrachés les célèbres blocs de calcaire qui ont servi à la restauration de quelques-uns des plus beaux monuments parisiens et de sa région, du Louvre au château de Versailles en passant par les Invalides, l’École militaire ou le Pont Royal.

Première unité française

En production depuis avril dernier, la DX800LC-7, de BPE Lecieux, est le premier modèle en service sur le marché français. Mais l’entreprise n’arrive pas en terrain totalement inconnu. Hormis une pelle sur chenilles Komatsu, une autre de chez Liebherr, une pelle hybride Sennebogen et une chargeuse Hydromek, la grande majorité du parc du groupe est aux couleurs du constructeur coréen (12 machines au total). Dernière arrivée et aussi la plus grosse, la pelle n’a pas été acquise pour remplacer un modèle de catégorie inférieure, comme la DX530LC-5 (51t) dont l’entreprise possède déjà trois exemplaires, en plus d’une pelle sur pneus du même constructeur (DH210-7). Au contraire, elle est venue s’ajouter à l’existant pour suivre, notamment, la cadence imposée par les chantiers du Grand Paris. Les besoins en granulats, sables et autres gravillons sont énormes et ne cessent d’augmenter au fur et à mesure de l’avancée des travaux. « Même s’ils contribuent à notre renommée, ces blocs marchands ne représentent que 10 % de l’activité de la machine. Le reste (déchets et chutes de taille) est valorisé par la fabrication de matériaux pour le bâtiment et les travaux publics », rappelle Dominique Lecieux, président-directeur général de l’entreprise éponyme, avant de préciser les raisons qui l’ont poussé à investir dans ce nouveau modèle. « Le plus gros poste de dépense, chez nous, c’est le carburant. Nos machines en consomment environ 5 000 litres/jour. La DX800LC-7 nous permet d’améliorer la productivité en traitant 20 à 25 t de matériaux en une seule passe (avec un godet de 4,6 m3 , NDLR), contre 15 à 18 t avec une pelle de 50t (godet de 3,9 m3 ), pour une consommation de 45 l/h en moyenne, soit seulement 5 % de plus qu’une DX530 ». La DX800LC-7 peut dégager des blocs de 25 t, voire de 30t (6 000 m3 /an). Couplée à un concasseur, elle peut aussi traiter jusqu’à 2 000t de matériaux par jour.

L'avantage de la flèche flottante

« L’autre intérêt, et pas des moindres, est qu’une seule personne suffit à la piloter, là où les haveuses utilisées sur nos différents sites en monopolisent trois ! », enchaîne Jean-Luc Roussel, directeur commercial de l'entreprise d'extraction. Proposée en option, la flèche flottante fait partie de ces autres caractéristiques non négligeables pour une pelle d’un tel poids. « Grâce à ce système, il n’y a ni à-coups ni risques que la machine se soulève. La flèche étant libre, il y a forcément moins de contraintes mécaniques », souligne Christophe Lajoie, démonstrateur pour la marque. D'autre part, dotée d’un débit hydraulique de 1 008 l/min et d’une pression de service de 343 bars, la DX800LC-7 est équipée d’une pompe à régulation de pression électronique et d’un système hydraulique à centre fermé. Grâce à des capteurs, la pression hydraulique et le régime moteur s’adaptent automatiquement en fonction de la pression exercée sur le joystick. Les pertes d’énergie sont réduites, les mouvements plus souples. Le système hydraulique du vérin de godet est, quant à lui, doté de deux corps de pompe.

 

À noter, enfin, la présence d’un ventilateur réversible. « Cette fonction n’est pas très courante, mais elle est importante, surtout sur ces modèles qui interviennent souvent dans des environnements extrêmement poussiéreux. Le fait que le débourrage du radiateur et du refroidisseur d’huile se fasse automatiquement permet de gagner du temps sur la maintenance », poursuit Christophe Lajoie. Prochaine étape pour BPE Lecieux : le chantier de Notre-Dame de Paris. L’appel d’offres n’a pas encore été lancé, mais l’entreprise sait qu’elle a de nombreux atouts à faire valoir, à commencer par la pierre de Saint-Maximin, mondialement connue, dont elle est la principale société d’extraction. La position de sa sablière, en bordure de l’Oise, constitue un autre avantage, puisque les blocs pourraient rejoindre Paris par barge. Une restauration prestigieuse à laquelle la DX800LC-7 devrait largement participer si l’entreprise familiale remporte le futur appel d’offres.

 

Hakim Bendaoud