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Une barge exceptionnelle pour la Réunion

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Le groupement en charge de la construction du viaduc de l’île de la Réunion, a conçu un engin maritime qui cumule les superlatifs.

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Une capacité de levage de 4800 t © Viaduc Littoral

Elle s’appelle « Zourite », du nom d’une petite pieuvre vivant dans les lagons de l’océan indien. Huit pieds, elle les a. Mais petite, elle ne l’est pas. Zourite est une barge exceptionnelle actuellement en cours de construction en Pologne et qui participera à la construction de la nouvelle route du littoral, une voie express éloignée des falaises et qui ne sera pas soumise aux risques d’éboulis. L’ouvrage comprend un viaduc en mer de 5400 m qui sera réalisé par un groupement d’entreprises comptant Vinci Construction Grands Projets, mandataire, Dodin Campenon Bernard, Bouygues Travaux Publics et Demathieu et Bard. Ensemble ils ont conçu ce matériel flottant chargé de réaliser les 48 piles sur lesquelles le tablier viendra s’encastrer. Chacune est composée d’une embase de 4 500 t ; d’une tête de pile de 2 400 t ; d’un méga voussoir également de 2 400 t sur lequel reposera le tablier.

 

Ces éléments sont fabriqués à terre et seront ripés un par un sur la barge. Zourite l’emportera ensuite sur son lieu de dépose grâce à 4 propulseurs, des hélices placées dans des tuyères immergées pivotantes. « Grâce à son système de positionnement dynamique et en jouant sur l’orientation de ces hélices, la barge peut se positionner avec une précision de 50 cm » souligne Alban Fivel, directeur des travaux maritimes du lot MT3. Puis elle se stabilise en plantant ses huit pieds et déjauge hors de l’eau. Elle saisit ensuite l’élément préfabriqué au moyen de doubles ponts roulants jumelés, soit une capacité de levage de 4 800 t, la plus grosse jamais installée sur un navire. Suspendue à un crochet mouflé en 32 brins, la charge est lentement conduite jusqu’à une ouverture pratiquée dans la coque, « comme si l’arrière du navire était en forme de catamaran » résume Alban Fivel. Une architecture qui a été difficile à concevoir. Puis l’élément est déposé avec grande précision grâce aux mouvements latéraux et longitudinaux du pont roulant qui s’effectuent à la vitesse de 40 cm/min. L’opération va se répéter 144 fois pendant 24 mois. « Nous pourrons travailler presque par tous les temps puisque nous ne touchons pas la surface. Sauf, bien sûr, en cas de cyclone ou de tempête » rappelle Alban Fivel.

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