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Un robot à l’assaut des façades

| Reportage |

La start-up PaintUP a développé un engin capable de décaper, peindre et percer. Après une phase de test, la commercialisation débute cette année.

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Le bras robotisé est installé à l'extrémité de la flèche télescopique du chariot. © PaintUP
Les travaux de ravalement d'immeubles et d'entretien de ponts sont les plus dangereux – les chutes depuis des échafaudages ou des chariots élévateurs pouvant se révéler fatales. La jeune pousse PaintUP propose de remédier à ce risque à travers une solution aux applications multiples. "Nous comptons proposer un traitement automatisé des façades et de tous types d'ouvrages d'envergure", explique son fondateur, Romaric Gomart. Imaginé en 2015, testé au sol en 2016, prototypé en 2017 et évalué sur site en 2018, son bras robotisé multi-usages s'ouvre cette année à la commercialisation sous forme de prestation de service.
 
Le processus met en œuvre de nombreuses technologies. Il commence par l'intégration des données BIM du bâtiment. Lorsqu'elles font défaut, une station totale de type Leica TS12 procède à la numérisation de la façade ou de l'ouvrage. Les données récupérées sont transformées en coordonnées cartésiennes (x, y, z), afin de guider un bras robotisé polyarticulé. Ici, c'est le modèle TX 250 du spécialiste de la mécatronique Stäubli qui a été choisi. A son extrémité peuvent être insérés, selon les besoins, une buse de peinture, un nettoyeur à eau à haute pression ou encore des outils de percement. Pour compléter le tout, le bras est disposé sur un chariot télescopique rotatif, de manière à pouvoir couvrir de larges zones, même élevées. Partenaire de la start-up, le constructeur Manitou a prêté un exemplaire de son modèle MRT 3050.

Guidage laser

En ordre de marche, le bras traite une surface rectangulaire de 8 m2. L'opération effectuée, il s'agit de déplacer le chariot, avec une tolérance de positionnement de 10 cm. "Le robot, lui, est d'une précision de l'ordre de 2 mm", confie Romaric Gomart. Cela grâce à un système de positionnement et de guidage laser, qui calibre l'automate en temps réel. Une technologie qui a fait l'objet d'un brevet.
 
Des essais de décapage et de peinture ont été réalisés à l'INSA Lyon, qui héberge l'atelier de la jeune pousse. L'outil a également été utilisé par LafargeHolcim pour projeter de la mousse cimentaire, ainsi que sur l'aéroport de Lyon-Saint-Exupéry pour procéder au nettoyage de façades jusqu'à 16 mètres de haut. "Ces tests ont permis de valider la pertinence de la solution et sa précision. Ils ont aussi fourni des retours d'expérience utiles pour retravailler l'ergonomie de pilotage", explique le dirigeant. Avec cette promesse sécuritaire mais aussi de division par deux, voire par trois du temps de travail, la start-up commence à répondre à des appels d'offres sur des chantiers de grande ampleur.

Arnault Disdero

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