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Un colosse bien balancé

| SennebogenLevage et manutention |

L'industriel allemand a récemment mis en service la plus grande de ses pelles de manutention. Une géante qui démontre que la force reste avant tout une question d’équilibre.

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La pelle de manutention 8400 E © Sennebogen
Le mastodonte de 270 t fait face à la mer Noire, avec pour mission de manutentionner les charges sur une infrastructure portuaire. Installé sur un chemin de roulement au cœur du port bulgare de Bourgas, l’engin interpelle d’abord par ses dimensions. Pourtant, à y regarder de plus près, ses mensurations sont loin d’être excessives au regard de ses performances. En effet, la pelle 8400 E propose une capacité de charge d’une dizaine de tonnes, à une portée maximale de 42 m. Des chiffres qui correspondent davantage à la fiche technique d’une grue à flèche treillis qu’à une pelle de manutention.
 
Les ingénieurs du fabricant allemand sont formels : atteindre ces performances aurait été inenvisageable avec une conception classique, à moins de faire exploser le tonnage de la machine et la puissance du moteur avec. Pour sortir de l'impasse, cette pelle de manutention sur portique se distingue de ses cousines par l’intégration d’un système dit « équilibré ». Une solution qui consiste en un contrepoids mobile guidé par une barre couplée à la flèche. Résultat : le centre de gravité se déplace en fonction de la position de l’équipement. Une recherche permanente d’équilibre doublement bénéfique. Elle permet non seulement de gagner en capacité sans augmenter la taille de la machine, mais aussi de réduire sensiblement la puissance du moteur dans le même temps. La machine se contente, en effet, de deux moteurs de 160 kW pour atteindre son niveau de fonctionnement nominal. Des moteurs qui ont pour autre particularité d’être entièrement électriques.
 
Après tout, pourquoi s’imposer une motorisation thermique quand l’électricité est à portée de main ? Dans le port de Bourgas, nul besoin de s’équiper de batteries pour disposer d’une autonomie totale. Il suffit pour cela de se connecter directement à l’alimentation du site à l’aide d’un dérouleur de câbles. La faible puissance des moteurs permet même de se passer d’un transformateur embarqué. Au jour où il s’agit de se montrer moins dispendieux en énergies fossiles et où l’industrie est régulièrement pointée du doigt pour son empreinte carbone élevée, la technologie fait sens. Surtout si les coûts d’exploitation liés au carburant chutent dans le même temps de 75 % ! Une préoccupation qui reste prioritaire pour tout industriel. 

Jeremy Bellanger

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