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Sonia Dubès : « La stagnation actuelle reflète un équilibre »

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Sonia Dubès : « La stagnation actuelle reflète un équilibre » © Gilles Rambaud
À l'occasion du 49ème congrès du DLR, la Fédération des loueurs, distributeurs et réparateurs d’engins de chantier, Sonia Dubès, sa présidente, revient sur l'année passée et ses objectifs actuels.

Pas de progression en 2013 ni pour la location ni pour la distribution qui restent respectivement à 3,8 et 4,9 milliards d'euros. Déçue ?

Sonia Dubès : Tout chef d'entreprise préfère voir une progression de son chiffre d'affaires, mais cette stagnation n'est pas dramatique. Elle reflète une stabilité dans un volume relativement bon, en tout cas suffisant pour vivre. Je l'analyse comme un équilibre.

Mais la location ne progresse plus alors qu'on la disait ancrée à une tendance forcément ascendante...

Je pense au contraire qu'elle continue à progresser. La location classique est effectivement à zéro, mais la location prend d'autres formes. Par exemple elle est de plus en plus pratiquée par les distributeurs eux-mêmes, ainsi que par les fabricants de machines. De nouvelles entreprises se créent et empruntent des chemins différents de celui des enseignes déjà en place.

Une chose ne change pas : la guerre des prix que se livrent vos adhérents entre eux. Or vous restez discrète sur ce sujet...

Une fédération professionnelle n'est pas le lieu où l'on fixe une stratégie commerciale générale. La concurrence, c'est sur le terrain que cela se passe, pas autour d'une table. Même réserve de ma part en ce qui concerne les contrats cadres qu'imposent les grandes entreprises à leurs fournisseurs. Ce n'est pas le rôle d'une fédération d'intervenir dans les relations de nos adhérents avec leurs clients. Nous pouvons leur apporter un soutien juridique pour les aider à comprendre telle ou telle clause du contrat, mais nous n'avons pas à prendre part aux négociations.

Quels sont les combats actuels que mène le DLR ?

Nous voulons nous faire entendre sur la taxe poids-lourds. Nous ne sommes pas opposés à son principe mais nous voulons qu'elle apparaisse en pied de facture même pour le transport en compte propre. Nous voulons aussi qu'elle cible mieux le transit international et moins les petits trajets locaux. De même nous restons sensibilisés sur les délais de paiement et réclamons l'application stricte de la Loi de modernisation économique (LME). Nos petites entreprises n'ont pas à être le banquier des majors.

Aujourd'hui les constructeurs de poids lourds doivent fournir à qui le leur demande les moyens techniques de réparer leurs véhicules. Ne craignez-vous pas une telle déréglementation pour la réparation d'engins de chantier ?

Cela me semble inéluctable. Cela va permettre l'émergence de nouveaux acteurs qui proposeront une offre de réparation à bas prix, comme il en existe déjà dans l'automobile. Mais je n'imagine pas une déferlante qui va bouleverser notre profession. Avoir accès aux données techniques et aux ordinateurs de bord ne suffit pas. Il faut avoir les compétences nécessaires pour exploiter ces outils. Les réparateurs d'engins de chantier envoient constamment leurs techniciens en formation, ils proposent un service de haut niveau, cherchent à être les meilleurs. L'arrivée du « low cost » sera un caillou dans leur chaussure mais cela ne les empêchera pas d'avancer.

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