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Covid-19 : comment le loueur régional Rentforce s'organise

| Témoignage |

Le groupe familial positionné sur le Grand Sud-Ouest a fait preuve de résilience et se montre prêt à redémarrer à pleine capacité.

Les sites web parasites sanctionnés !
. © Rentforce
À l'image de tout le secteur de la construction, la location de matériels de BTP a subi de plein fouet la crise sanitaire et économique liée au coronavirus Covid-19. Ce qui est vrai des grands loueurs nationaux comme Loxam et Kiloutou l'est aussi pour les plus petites structures, telles que Rentforce, un groupe familial bordelais qui compte une quinzaine d'agences en Nouvelle-Aquitaine et Occitanie, implantées entre La Rochelle et Montpellier, et a réalisé 15 millions d'euros de chiffre d'affaires en 2019.
 
"Le BTP s'est brusquement arrêté le 17 mars avec le confinement, contrairement à certains pays", raconte Bertrand Carret, président de la société. "Notre priorité fut de mettre nos salariés [Rentforce compte une centaine d'employés avec sa filiale Leader Rent] en sécurité." D'où la fermeture complète des portails de toutes les agences dans les  premières semaines de confinement.
 
Parallèlement à la sécurisation des hommes, avec la mise en place de télétravail pour ceux qui le pouvaient et le placement en chômage partiel d'une partie des effectifs, l'urgence était à la sécurisation des matériels sur site ou, si possible, leur rapatriement. "L'année 2020 a démarré très fort, et la plupart de nos véhicules étaient sortis de nos parcs", poursuit le dirigeant, dont la flotte est spécialisée dans l'élévation et le matériel roulant dédié au BTP. Une démarche réalisée en bonne intelligence avec les clients, certains d'entre eux ayant placé des camions et nacelles à l'abri dans leurs propres entrepôts.

Les parkings aménagés en drive

Ensuite a commencé l'élaboration d'un plan pour maintenir un niveau d'activité. "Nous avons travaillé d'arrache-pied pour permettre la réouverture de la quasi-totalité de nos agences. L'idée était de nous mettre en demi-sommeil, avec un réveil progressif." Seules deux agences ont été fermées pour être rouvertes totalement le 27 avril, tandis que tous les ateliers et le service après-vente ont été en mesure d'assurer l'ensemble des assistances fournies habituellement, même au plus fort de la crise.
 
Pour permettre la reprise d'activité sans risque, le loueur régional a dû imaginer de nouveaux process. "Nous avons par exemple aménagé tous nos parkings en drive", explique Bertrand Carret. Quant aux contrats et aux paiements, le comptoir a quasiment disparu : toutes les démarches sont désormais dématérialisées, pour éviter les contacts physiques entre les équipes et les clients.
 
Pour le moment, seuls des retards de paiement sont à signaler. La trésorerie ne s'en trouvera affectée réellement que fin mai, début juin. Mais le dirigeant craint une deuxième vague de contamination avec un nouveau confinement avant la fin de l'année. "Sans redémarrage en masse des chantiers, les risques sont grands de voir de lourdes conséquences pour les loueurs", prévient Bertrand Carret, qui porte un regard avisé sur l'ensemble du secteur non seulement en tant que dirigeant de Rentforce, mais aussi en sa qualité de président du DLR, la fédération des loueurs et distributeurs de matériels de BTP.

Arnault Disdero