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Remotoriser, un passage obligé pour durer

| Dossier |

Tout au long de son cycle de vie, un engin de chantier connaît, en moyenne, deux moteurs. Dès lors, leur remplacement constitue un enjeu crucial pour les propriétaires de flottes.

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Les huit distributeurs de Volvo Penta en France pratiquent le rééquipement d'engins. © Volvo Penta
Il est loin le temps où les motoristes se contentaient de fournir leurs moteurs aux lignes de production des constructeurs. Tous, aujourd'hui, proposent des solutions de remotorisation à des engins qui ont roulé leur bosse. Et pour cause : les machines de BTP ont une durée de vie longue, qui implique de les rééquiper plusieurs fois au cours de leur existence.
 
Volvo Penta a constitué un réseau de huit distributeurs. S'ils sont aussi chargés de la motorisation de machines en petites séries et du service après-vente, une grande part de leur activité réside dans le rééquipement de véhicules. "Les moteurs ont une durée de vie qui oscille entre 15 000 et 20 000 heures. C'est plus court que celle du châssis et de certains des équipements", explique Benjamin Deysieux, ingénieur d'affaires de Volvo Penta pour l'Europe. Avec un nouveau moteur, les engins peuvent être employés encore longtemps. Surtout s'ils suivent les conformités aux normes environnementales d'émission de particules et de CO2.
 

Plug and play

Pour faciliter l'échange, le constructeur suédois s'appuie sur des plateformes techniques identiques dans ses gammes de moteurs hors-route. Ainsi, son moteur D5, par exemple, possède les mêmes dimensions de la Phase II à la Phase V. Du bloc moteur au système de refroidissement en passant par les composants, les caractéristiques sont similaires. Passer d'un modèle à l'autre, qu'il s'agisse d'upgrading ou de downgrading, est dès lors un jeu d'enfant pour les techniciens. "Il n'y a pas de travail d'ingénierie particulier, on est proche du plug and play", précise Prune Maurel, dealer business area manager de Volvo Penta.
 
Malgré les facilités techniques, l'upgrading reste toutefois rare, les propriétaires d'engins d'ancienne génération n'étant pas pressés par le temps. Les motorisations antérieures à la Phase IIIb ont en effet jusqu'en 2030 pour passer au moins à cette norme environnementale, qui implique la mise en place de la réduction catalytique sélective (SCR) avec AdBlue.
 
Les demandes vont plutôt vers le remplacement à l'identique. Comme d'autres fabricants, tels que Liebherr et Caterpillar, le constructeur suédois reconditionne des moteurs au sein de son usine de Limoges de manière à se façonner une offre moins chère et aussi performante que le neuf. "Les chemises, les cylindres, le turbo et la ligne d'injection sont restaurés", détaille Benjamin Deysieux. Une garantie de deux ans est alors appliquée, comme pour les modèles neufs.
 

Une nouvelle vie sur un autre marché

Allonger la durée de vie de la machine est une chose. Mais une autre option est de plus en plus courue : offrir à l'engin une nouvelle vie sur un autre marché. Volvo Penta a ainsi développé un kit de downgrading, qui sera lancé au printemps. L'idée est ici de passer de moteurs Phase IV en Phase II, pour des matériels dont la destination sera principalement l'Afrique, où les normes environnementales sont bien moins strictes qu'en Europe.
 
"Nous ne mettons pas ce dispositif en avant. Cependant, le downgrading est demandé par certains de nos clients, qui cherchent à être accompagnés dans la deuxième vie de leurs machines. Nous le limiterons à un ou deux types de moteurs", indique Benjamin Deysieux. Ce kit supprime tout le système de dépollution. L'électronique est aussi revue, pour effacer l'équipement d'injection d'urée. Ainsi rééquipée, la machine d'occasion trouvera des débouchés ailleurs que sur le continent européen.
 

"Un enjeu capital"

Prune Maurel, dealer business area manager de Volvo Penta : "Même si cela ne représente pas chez nous une grosse activité, la remotorisation est un enjeu capital pour nos clients. Ils savent que, munies d'un nouveau moteur, leurs machines vieillissantes peuvent encore se montrer utiles très longtemps. Notre réseau de distributeurs est là pour leur proposer des solutions clés en main, notamment via l'échange standard, où l'on remplace un modèle par son équivalent remis à neuf."

 

Arnault Disdero

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