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Quand les pelles sur chenilles Liebherr passent la cinquième

| Dossier |

Compatible avec les normes phase V comme Tier 4F, leur nouvelle motorisation prend en compte les exigences environnementales européennes et américaines.

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Les nouveaux modèles R 922 et R 924 seront sur le marché dans le courant de l'année. © Liebherr
Chez AIM, dans la province canadienne de l'Ontario, les pelles Liebherr s'activent. L'entreprise, qui est le quatrième recycleur de ferraille d'Amérique du Nord, recycle chaque année plus de 3 millions de tonnes de ce matériau dans le monde. Avec un parc de 115 pelles Liebherr, AIM est le plus gros client canadien du constructeur. C'est d'ailleurs dans ce pays que Liebherr a annoncé le renouvellement de sa gamme de pelles sur chenilles.
 
Cinq ans seulement après le lancement de la Génération 6, Liebherr passe à la 8. La production de cette nouvelle gamme, qui comptera dans un premier temps six machines (contre trente modèles de pelles sur chenilles actuellement, de la R 914 Compact à la R 980 SME), devrait démarrer en février 2019, avec un objectif de 2 000 unités à l'horizon 2020. À l'instar de ses homologues, Liebherr a fait évoluer sa copie pour se mettre en conformité avec la future législation régissant la motorisation des engins de chantier, notamment en Europe et en Amérique du Nord.
 
"Équipées de moteurs en phase V, les pelles R 922 et R 924 seront les premières à entrer en production. Elles s'adresseront en priorité aux pays fortement régulés", confirme Martin Schickel, directeur général de Liebherr France. Le lancement de ces mêmes modèles dans les pays où la législation est moins contraignante remonte à 2016. Mais à la différence de ces deux nouvelles pelles conformes à la réglementation phase V, qui est entrée en vigueur en Europe le 1er janvier 2019, elles sont restées en phase IIIA/Tier 3/Chine III.
 

Une conception totalement revue

Pour les quatre autres modèles de cette nouvelle gamme (R 926, R 930, R 934 et R 938), les clients n'auront pas de mal à trancher. Car la technologie coûte cher. C'est d'ailleurs ce qui a conduit les ingénieurs à se creuser la tête pour limiter la hausse des prix et encourager les clients du groupe à franchir le pas.
 
Côté design d'abord, avec un nouveau concept d'équipement composé d'une pièce moulée creuse – et donc, plus légère – en haut de flèche, qui contribuerait à "en accroître la performance et les forces tout en réduisant le poids de la machine en ordre de marche", affirme le constructeur. La flèche a également été déplacée vers l'arrière de la tourelle afin d'offrir une meilleure répartition des masses, alors que le poids mort économisé grâce à la pièce moulée a été transféré dans le contrepoids, là encore pour offrir une meilleure stabilité.
 

Plateformes modulaires

La motorisation ensuite. Avec un poids en ordre de marche compris entre 22 et 45 tonnes métriques selon les configurations, pour des godets de 0,55 à 1,65 m3, ces six premières machines couvrent une plage de puissance qui s'étend de 120 kW à 220 kW. La R 922 et la R 924, elles, affichent une puissance respective de 120 kW et 126 kW ; soit, selon le fabricant, "une puissance supérieure de presque 10 % par rapport à la génération précédente". Surtout, la recirculation des gaz d'échappement (dite EGR) a laissé place à un catalyseur d'oxydation diesel qui, couplé à un système de réduction catalytique sélective et à un filtre à particules, permet d'éviter les baisses de productivité en cas, par exemple, de dysfonctionnement de la vanne d'EGR. Les clients apprécieront, notamment sur des chantiers aussi complexes que ceux du Grand Paris, dont les travaux sont censés durer jusqu'à 2030.
 
La réflexion a été poussée sur le plan industriel enfin, puisque les six premiers modèles de cette nouvelle génération ont été associés à trois plateformes modulaires (R 922 et R 924, R 926 et R 930, R 934 et R 938), qui permettent d'intégrer des structures et des composants communs. Et ainsi de réduire les coûts de production. La chasse aux émissions de particules est lancée, et Liebherr sait que l'on ne reviendra pas en arrière. Le sujet est particulièrement sensible sur les chantiers urbains même si, comme le rappelle Martin Schickel, "d'énormes progrès ont été réalisés en matière de réduction des émissions" et qu'aujourd'hui "ce qui pose surtout problème en ville, ce n'est pas tant la pollution des machines que le bruit que génèrent les circuits de refroidissement de certains engins".

Hakim Bendaoud

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