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Raphaël Boza, directeur Investissement et Matériel de Razel-Bec, groupe Fayat « Trouver les Machines pour les chantiers de demain »

PUBLI-REDACTIONNEL |

Entreprise de travaux publics d’envergure internationale, Razel-Bec réalise annuellement quelque 1 milliard d’euros de chiffre d’affaires sur les chantiers routiers, ferroviaires et aéroportuaires. Son directeur Investissement et matériel nous indique ses priorités en matière d’équipement.

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Raphaël Boza, directeur Investissement et Matériel de Razel-Bec, groupe Fayat « Trouver les Machines pour les chantiers de demain »
 
— Pouvez-vous présenter l’activité de Razel-Bec ?
Raphaël Boza : Razel-Bec est une entreprise du groupe Fayat qui réalise près de 1 milliard d’euros de chiffre d’affaires, dont 70 % en France, et 30 % sur des chantiers internationaux. En France, à l’issue du grand chantier de la ligne TGV Sud Europe Atlantique (SEA), nos activités de terrassement sont reportées sur des ouvrages beaucoup plus modestes, comme celui du passage à trois voies de l’A10 à Orléans. Et nous sommes dans l’attente du démarrage du chantier du Canal Seine Nord Europe. Les grands projets internationaux sont, à ce titre, plus dynamiques, nous les approvisionnons en matériels par des achats locaux.
 
— Quelle est votre politique d’équipements ? Qu’achetez-vous ? Que louez-vous ?
RB : Pour les marchés sur le territoire français, nous achetons l’indispensable : bouteurs, niveleuses, camions, pelles et leurs équipements… Nous louons les petits équipements, les machines d’usage très spécifique. À l’international, en revanche, notre démarche est toute différente : nous achetons pratiquement tout et nous louons très peu, par exemple, les engins de levage pour lesquels il existe des prestataires reconnus. Globalement, notre investissement se situe, selon les années, entre 30 et 50 millions d’euros.
 
— Quels sont les critères élémentaires de choix des matériels de votre parc ? Quelles sont les évolutions technologiques auxquelles vous prêtez actuellement le plus d’attention ?
RB : Depuis la précédente crise pétrolière, notre politique d’achat est guidée par deux principes : moins consommer, moins polluer. Les solutions techniques développées pour le gasoil ont donc été importantes. Les constructeurs ont généralisé les moteurs « Tier V » sur les engins et « Stage 6 » sur les camions, mais il devient difficile de faire mieux. Désormais, il faut changer d’énergie. Dans les appels d’offre de travaux urbains, les donneurs d’ordre nous imposent déjà de circuler avec des utilitaires non polluants.
L’idéal serait l’hydrogène, malheureusement il n’existe encore rien, sinon les premiers groupes électrogènes. Notre intérêt se porte sur les engins au gaz naturel liquide, c’est d’ailleurs une énergie sur laquelle les fournisseurs travaillent beaucoup. Mais cela nécessite des investissements importants et quel sera le retour ?
Le pilotage électronique des engins est un autre sujet que nous suivons particulièrement. La conduite sans opérateur a été testée en Norvège sur des compacteurs et au Japon, où il est difficile de recruter des conducteurs. Cette dernière présente un réel intérêt, notamment en termes de qualité de réalisation du travail et de maintenance. Les alertes seront suivies à la lettre et le matériel sera ainsi mieux exploité. Les procédures de sécurité des chantiers en ville vis-à-vis des piétons sont encore à valider, mais nous avons déjà réalisé quelques essais en France en posant des barrières électroniques.
 
— Qu’attendez-vous de l’édition 2021 du salon Intermat dans votre recherche de matériels ?
RB : Un salon tel qu’Intermat rassemble un grand nombre de fournisseurs très spécifiques dont nous tenons à regarder les inventions et les innovations. Il nous arrive par exemple de devoir travailler des solutions spécifiques, et nous demandons régulièrement au bureau d’études de ces entreprises de nous aider à trouver ces solutions. De même, pour ce qui concerne le terrassement, nous nous adressons quasi systématiquement à des équipementiers, cette exposition est aussi l’occasion de les rencontrer ou d’en découvrir de nouveaux. La créativité de ces partenaires est abondante et indispensable pour nos activités.
 
Ce contenu vous est proposé par INTERMAT Paris, salon international de la construction et des infrastructures.