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Portrait : Thierry Aubry, Case Construction France

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A la barre depuis 2018, le dirigeant a pour mission de reconquérir la France, le Benelux et la péninsule ibérique.

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Durant Bauma, en avril 2019, sur le stand de Case. © Arnault Disdero / Le Moniteur Matériels

Corsaire

Malouin pure souche, Thierry Aubry est un marin dans l'âme. "Mon père m'a initié à la voile au plus jeune âge", confie-t-il. La mer du côté des îles anglo-normandes n'a plus de secret pour lui. De cette passion familiale, il a tiré nombre de principes qui ont guidé son parcours universitaire et professionnel. "Il est nécessaire de tirer des bords pour atteindre l'objectif qu'on s'est fixé", affirme-t-il. "En bateau, quand on se trouve en pleine mer, on n'a le choix que d'avancer, quel que soit le temps qu'il fait et les circonstances." Savoir tenir le cap, malgré les tempêtes. Telle est, pour lui, la clé de la réussite.
 

Américain

Fort d'un diplôme d'ingénieur, le jeune homme connaît sa première expérience professionnelle au sein du spécialiste de la spectroscopie Jobin Yvon, devenu depuis Horiba. Un moment déjà déterminant de sa carrière. "Le P-DG m'a accordé très vite sa confiance. C'est lui qui m'a offert mon MBA, obtenu à l'École de commerce de Reims." S'en suit une aventure sur la côte est des États-Unis. "Après le rachat d'une entreprise américaine, j'avais pour mission de fusionner deux lignes de produits concurrentes." Un exercice peu évident pour le jeune homme qu'il était, mais riche d'enseignements. "Les Américains ne sont pas aussi superficiels qu'on le dit. J'aime leur liberté." Le goût des relations directes ne le quittera plus.
 

Aventurier

De retour en Europe, Thierry Aubry est chassé par la société suisse Bystronic, spécialisée dans la découpe laser. "L'envie d'évoluer m'a fait accepter la mission." Dans le cadre de ses fonctions, il fait la connaissance du top management de Cargotec. Une rencontre décisive, puisqu'il les rejoindra en 2005. Président de la filiale française du spécialiste de la grue de manutention sur camion, il parvient à doubler le chiffre d'affaires, à 100 millions d'euros. Puis nouveau virage. "Lorsque Carl Gustav Gorasson, mon patron d'alors, part chez CNH, il me ramène dans ses bagages." C'est ainsi que Thierry Aubry prend la tête de Case en 2018.
 

Équipier

Le manager dirige aujourd'hui une trentaine de personnes, sur le périmètre France, Benelux et péninsule ibérique. "Nous sommes dans une logique de reconquête. Il s'agit de remonter les parts de marché de Case, de remotiver les concessionnaires, de bâtir des relations grands comptes…" Pour y parvenir, le dirigeant ne ménage pas sa peine, ni celle de ses troupes. "On me reproche parfois d'être impatient, mais nous n'avons pas le temps d'attendre !" Aller vite, comme en vélo, son autre passion, lui qui a monté des teams pour performer sur des cyclosportives. "C'est fantastique d'entraîner les autres vers un objectif commun."
 

Gentleman

Pour être suivi, encore faut-il savoir se faire comprendre. "Je m'entends bien avec tout le monde, c'est l'une de mes plus grandes qualités." Thierry Aubry allie un style de management convivial avec un sens aigu de la précision. "Je n'aime pas le flou. Je fournis à mes collaborateurs des objectifs clairs, détaillés." Dès lors, il attend d'eux de l'autonomie et des résultats. "Ma porte est toujours ouverte pour trancher les décisions difficiles mais il faut que mes collaborateurs aient réfléchi à un éventail de solutions." C'est à cet impératif qu'il conditionne la confiance qu'il accorde. Pour le désarçonner, il faut se lever tôt : "J'estime qu'en toutes circonstances, il faut garder son sang-froid." Comme en haute mer…
 

Arnault Disdero