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Portrait : les 5 mots de Philippe Girard

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D'origine modeste, le directeur général de JCB France a su faire carrière par sa détermination sans être carriériste pour autant.

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Philippe Girard, directeur général de JCB France © BRUNO LEVY
Détermination
Rien ne prédisposait ce fils et frère d’agriculteur dans les Deux-Sèvres à occuper un jour la direction générale de la filiale nationale d’un grand constructeur de matériels. Armé de son bac scientifique, il s’oriente d’abord vers un DUT mécanique. « Je ne voulais pas d’une prépa qui m’éloigne du terrain », confesse celui qui a mis un point d’honneur à finir major de sa promo. La condition sine qua non à son admission à l’Université de technologie de Compiègne. Une école d’ingénieurs dont il paiera les frais de scolarité à coup de jobs exercés en parallèle.
 
Phobie
Terrien, Philippe Girard nourrit une forme de contradiction. Fier de ses origines agricoles, il n’en voue pas moins l’aversion la plus totale pour nos amis les bêtes. La faute à un traumatisme d’enfance. « Un jour, une vache m’a foncé dessus, avec blessures multiples à la clé. Rétrospectivement, c’est probablement ce qui m’a poussé à m’intéresser davantage à la mécanique agricole 
qu’au bétail », se remémore-t-il, non sans une pointe d’humour.
 
Entreprise
Salarié de JCB depuis de longues années, il continue pourtant d'envisager ses missions à la manière d’un entrepreneur. Cette conception du travail, il se l’est d’abord forgée au sein de son école d’ingénieur où il a occupé la présidence de la 2e junior entreprise de France. C'est ensuite qu'il se prend au jeu de l’entrepreneuriat et cofonde, dans la foulée de son diplôme, un bureau d’études orienté vers l’innovation. Entre autres brevets, il déposera celui du système de freinage ABS pour VTT. Une divergence de vues avec son associé mettra fin à l’aventure, mais il ne perdra jamais cet esprit d’entreprise.
 
Authenticité
D'un naturel direct, il avoue que cette facette de sa personnalité a pu lui jouer des tours, même si elle lui a aussi permis de ne jamais s’enfermer dans des projets qui ne le stimulaient pas. Comme lorsqu’il postule chez JCB et qu’on lui propose de devenir chef de produit de la gamme compacte. Durant l’entretien, il n’hésite pas à signaler son intérêt pour une autre mission. Bien lui en a pris puisqu’il sera embauché pour ce poste qui n’était même pas ouvert : responsable du développement des matériels agricoles, un segment encore inexistant. Un pari gagnant, à en juger par le développement de ces produits et la suite de sa carrière au sein de la société.
 
Transmission
Lorsqu’il évoque son parcours, il se félicite d’avoir toujours su travailler pour obtenir des responsabilités, mais il cite encore plus volontiers ceux qui l’ont guidé. Parmi ses mentors, le nom de M. Audureau, président de l’entreprise éponyme spécialisée dans le matériel d’élevage, est le premier à être évoqué. « C’est lui qui m’a poussé à poursuivre mes études alors qu’il avait tout intérêt à m’embaucher. » Il n’oublie pas non plus Jean-François Zobrist, patron de la fonderie de laiton injecté Favi, où il travaillait alors qu’il était encore étudiant. Rien d’étonnant à voir ce cinquantenaire s’engager aujourd’hui auprès des jeunes. Et, avec un siège basé à Sarcelles, l’auditoire est tout trouvé pour promouvoir l’évolution au mérite.
 

 

Jeremy Bellanger

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