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Portrait : Alexandre Saubot, directeur général d'Haulotte

| Portrait |

Le patron du spécialiste français de la nacelle n’est pas du genre à laisser passer les opportunités lorsqu’elles se présentent. Rencontre avec un manager bûcheur et consciencieux.

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Alexandre Saubot, directeur général d'Haulotte.
 
Liberté
Des facilités scolaires dans les matières scientifiques conduisent Alexandre Saubot jusqu’à Polytechnique. S’ensuivent dix ans passés dans la fonction publique, au sein des ministères de la Défense, de la Culture et des Finances. « Ces années furent extrêmement enrichissantes, explique-t-il. J’y ai appris à mener des projets, à analyser les dossiers, à gérer les crises et la pression. » Le tout au nom de l’intérêt collectif. En?1998 et?1999, il opte pour un changement de cap, en intégrant la banque Natixis. Premier contact avec le monde de l’entreprise, et nouvel apprentissage. « Chargé des fusions-acquisitions, je devais savoir lire un bilan et mener des négociations. » Autant de compétences essentielles à la suite de sa carrière.
 
Opportunité
Quelques mois avant le changement de millénaire, il décide de rejoindre Haulotte, dirigé par son père, Pierre Saubot, depuis 1985. « L’entreprise recrutait, et moi j’avais envie de connaître un univers différent. Et, d’une certaine façon, de travailler pour moi. » Certains y verraient une facilité. Pourtant, lui ne se considère pas comme parachuté. Il a fait ses preuves trois années durant dans l’organisation, la logistique, la direction d’usine et la gestion de filiale, avant d’accéder à la direction financière. Au printemps 2004, son père lui confie les rênes. « Alors âgé de 60?ans, il m’a annoncé son intention de prendre du recul. Me faisant confiance après m’avoir vu à l’œuvre, il m’a nommé directeur général. »
 
Engagement
C’est fort de ses convictions qu’il s’aventure plus tard dans le monde syndical et la vie publique. « J’ai rencontré Pierre Gattaz peu avant son élection à la tête du Medef en 2013. Le feeling est bien passé, je lui ai proposé mes services, et très vite il m’a confié des responsabilités. » C'est ainsi qu’il devient vice-président de la plus grande organisation patronale française et successeur potentiel. Pendant cette période, il prend des casquettes dans d’autres instances : président de l’UIMM et de l’Unédic, vice-président de Pôle emploi… Cependant, le scrutin de 2018 ne tourne pas en sa faveur. « Je ne regrette rien, ce fut une expérience unique. Et j’avais en face de moi un bel opposant, très préparé. »
 
Effort
Conscient que rien ne remplace le terrain, Alexandre Saubot voyage beaucoup. « Nous avons une vingtaine de filiales réparties dans le monde entier. Il est primordial de montrer que la direction s’implique. » Sans compter les nombreux rendez-vous avec les clients. Pour autant, l’entrepreneur n’oublie pas ses attaches. « Ma famille est originaire du Béarn. J’y ai passé d'innombrables vacances et je retourne régulièrement dans le vignoble familial. » Étudiant, il y a participé aux vendanges. « C’est une très bonne école. »
 
Transmission
Aujourd’hui, ses activités hors entreprise se limitent au mandat bénévole de président de l’OPCO 2i, l’opérateur de compétences interindustriel. « La formation constitue un enjeu central pour l’avenir de notre pays. Elle reste le seul véritable ascenseur social. » Le peu de temps qu’il lui reste, outre à sa famille, il le consacre au bridge, lui qui fut champion universitaire. « J’ai le même partenaire depuis dix ans, Jérôme Pécresse. C’est un excellent joueur et un ami. » Anticiper, analyser, prévoir puis trancher : le jeu comme une réplique de sa réalité.

 

Arnault Disdero

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