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Plan de relance : les industriels des équipements de BTP s'impatientent

| Décryptage |

Jean-Claude Fayat, président de l’organisation professionnelle Evolis, anticipe une crise dont la durée sera pour partie conditionnée à la vigueur et à la vitesse de la relance.

 

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Jean-Claude Fayat, président de l'organisation professionnelle Evolis © Rodolphe ESCHER / Le Moniteur

« Nous avons une période de crise relativement longue devant nous », prévient le président d'Evolis, Jean-Claude Fayat. Uns situation qui obligera, plus que jamais, l’organisation professionnelle regroupant les industriels des équipements fluidiques, du BTP et de la manutention, à assurer ses missions auprès d'adhérents qui enregistreront une perte d'activité allant de -15 à -25 % en 2020.

 

Réaliste, le dirigeant n'entend pas pour autant céder à la sinistrose et « souhaite apporter un message positif, sans ignorer les conséquences parfois dramatiques de la crise pour nombres d’entreprises ». Ainsi, il qualifie le plan de relance « d’initiative positive », même s'il ne cache pas son impatience de le voir rapidement mis en oeuvre. « Pour l’heure, on a encore le sentiment que l’administration tourne au ralenti avec des appels d’offres qui ne sortent pas », regrette-t-il.

Visibilité accrue et télétravail adapté

Outre une traduction du plan de relance dans les faits, il attend également que l’on offre davantage de visibilité aux entreprises. « Aujourd’hui, leur tâche est compliquée par des instructions qui changent toutes les deux semaines », déplore-t-il avant d’en appeler à un usage plus différencié du télétravail.

 

Selon lui, le travail à distance fait effectivement partie des solutions pour enrayer l'épidémie, mais il doit être « adapté dans sa mise en œuvre aux activités et au fonctionnement des entreprises. Plutôt qu’une politique globale et uniforme en la matière, il me semble plus pertinent de faire confiance aux entreprises et de les laisser s’organiser », conclut-il.

 

Jeremy Bellanger