Pas de tombereaux rigides chez Doosan

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Pas de tombereaux rigides chez Doosan © Gilles Rambaud
« Non, non et non ! ». C’est la réponse claire de Tony Helsham, directeur général de Doosan infracore construction equipment, à la question de savoir s’il allait rajouter un tombereau rigide à son catalogue. « J’ai commencé ma carrière chez Euclid. Puis j’ai dirigé Volvo pendant dix ans. Je connais très bien le marché du tombereau et je peux affirmer qu’il n’y a pas de place pour un nouvel acteur en rigide ». En rachetant le constructeur norvégien Moxy, Doosan a trouvé dans les cartons du bureau d’étude un projet de tombereau rigide dont un prototype avait été dévoilé en 2007, lors de la Bauma, à Munich. Ce projet ne prendra donc pas corps, ni celui d’un tombereau articulé de 50 t. « Le prototype que nous avons trouvé s’éloigne techniquement des caractéristiques de Moxy. Or ce sont sur elles que nous comptons » explique Tony Helsham. Car, en revanche, le coréen affiche des ambitions dans le domaine du tombereau articulé. La marque « Moxy » disparait au profit de « Doosan » lors du lancement de la nouvelle gamme baptisée « DA ». Les fondamentaux de cette machine originale (essieu tandem arrière, châssis incliné et couronne de rotation placée devant la rotule) ne changent pas, pas plus que l’usine de fabrication à Molde, en Norvège. Mais Tony Helsham veut y ajouter ce qu’il manquait à Moxy depuis quelque temps : un support commercial et marketing performant. Premier objectif de cette renaissance : passer rapidement de 2% de part de marché mondial (180 machines fabriquées en 2011) à 6%.