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Matériels de travaux routiers : privilégier l'Homme et l'adaptation aux chantiers

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Matériels de travaux routiers : privilégier l'Homme et l'adaptation aux chantiers © 2010

Didier THEVENARD

Directeur « Matériels », Eurovia

L’entreprise
Forte de plus de 38 000 salariés, Eurovia, filiale du groupe Vinci, réalise 70 % de ses 8 Md€ de chiffre d’affaires avec les chantiers d’infrastructures routières, ferroviaires et urbaines (près de 5 Md€ en France). Elle produit 90 % de son activité en Europe. Son activité représente un quart de celui du groupe Vinci. Ses autres métiers sont la production industrielle d’enrobés et de liants (±?15 %), de granulats (± 10 %) et les services. Son parc de matériel routier compte notamment quelque 1 500 pelles hydrauliques, 1 500 chargeurs et 500 finisseurs.

 

Quelle vision avez-vous du marché des matériels de travaux routiers ?

Didier Thévenard : Nous sommes clairement dans une période de réinvestissement. L’année 2017 a déjà souligné cette tendance. Et une forte demande se profile en 2018.
 

Quelles sont vos priorités d’investissement ?

D.T. : D’abord, renouveler notre parc et allonger la durée de vie des machines (de 10 à 15 % selon les familles). C’est un effort mené depuis dix ans. Ce qui signifie que le parc a d’abord diminué, s’est stabilisé, puis a été mis en phase avec l’activité. Nous sommes aujourd’hui confortables pour nous engager sur les chantiers des années à venir tant routiers que ferroviaires.
 

Avez-vous modifié votre politique d’achat ?

D.T. : Avec la crise, nous avons recentré le nombre de nos fournisseurs. Nous en avons moins qu’avant : deux ou trois marques par gamme de machines couvrant aujourd’hui la totalité de nos besoins.
 

Quel regard portez-vous sur l’innovation ?

D.T. : Nos attentes ne sont pas toujours en phase avec les offres. Machines électriques, assistées, autonomes, hybrides… Les concepteurs prennent-ils prioritairement en compte l’usage ou l’innovation ? Je soutiens qu’il faut développer les machines autour de l’usage, du chauffeur, de l’évolution de nos métiers avec des chantiers furtifs et du quotidien (sur 40 000 chantiers annuels chez Eurovia, le chiffre d’affaires moyen est de seulement 200 000 €). Les nouvelles machines doivent répondre à tous ces enjeux.
 

Comment travaillez-vous avec les constructeurs ?

D.T. : Nous échangeons sur nos besoins de machines silencieuses, économes en énergie, parfaites en matière de sécurité… Plus le chantier est petit et rapide, plus ces points sont importants. Exemple : les machines à court rayon de rotation. Elles correspondent à nos chantiers urbains très contraints. Les deux facteurs, prévention et environnement, sont moteurs d’innovations.
 

En matière de sécurité, quelles sont les voies d’amélioration ?

D.T. : Nous travaillons sur la vision – directe et assistée –, sur l’accessibilité – accès, préhension, ergonomie –, les nuisances sonores… Comment sera comprise une machine qui passera entre les mains de plusieurs chauffeurs ? C’est tout l’intérêt des écrans interactifs pour rendre les commandes intuitives. Notice, carnet d’entretien ou journal de bord et de production doivent y être intégrés.
 

Comment abordez-vous le sujet de l’énergie ?

D.T.  : Les constructeurs travaillent sur la récupération d’énergie, l’énergie fatale, la substitution énergétique… L’énergie fatale est prometteuse. On récupère de l’énergie cinétique, au freinage, que l’on accumule hydrauliquement ou dans des batteries… Elle est ensuite restituée lors des pointes de consommation. En analysant le fonctionnement de leur matériel, des constructeurs ont baissé la puissance du moteur de 40 %. Pour nous, ce sont de vraies opportunités.
 

Comment se positionne Eurovia ?

D.T. : Eurovia est l’un des principaux acteurs mondiaux de la construction d’infrastructures de transport et des aménagements urbains. Nous sommes donc structurés et apportons la même attention à tous nos marchés, La transition numérique sur laquelle nous accélérons fortement doit nous amener encore plus d’efficacité, de confort et de sécurité.
 

Qu’attendez-vous d’Intermat 2018 ?

D.T. : Ce salon doit rassembler l’ensemble des acteurs de notre secteur sur les vrais sujets qui sont, pour moi, « visibilité », « accessibilité », « énergie » mais il faut qu’il soit également une vitrine des innovations, qu’elles soient à un stade de recherche et développement, ou des solutions déjà sur le marché. Pour créer cette émulation Eurovia sera cette année sponsor du Village Start-up by Eurovia qui rassemblera une quinzaine de jeunes entreprises qui vont réinventer nos pratiques.

 

Ce contenu vous est proposé par INTERMAT Paris, salon international de la construction et des infrastructures qui se tiendra du 23 au 28 avril 2018 au Parc des Expositions de Paris-Nord Villepinte.

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