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Matériel d'occasion : voir au-delà de la valeur de marché

| FNTP |

Estimer la valeur d’un engin à un instant donné est indispensable. Mais avant d'acheter, encore faut-il analyser sa charge d’emploi.

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Matériel d'occasion : voir au-delà de la valeur de marché © SPD
On le répète à l’envi : seule une longue expérience du monde des travaux publics permet de déterminer la valeur de marché d’un matériel avec précision. Une considération au moins partiellement fausse – on le verra – et qui encourage trop souvent à indexer sa décision d’achat sur la seule notion d’opportunité. Pour autant, il est évident que la première tâche reste effectivement d’analyser la valeur de la machine que l’on ambitionne d’acquérir.
 
Il sera donc nécessaire d’utiliser la cote émise par la FNTP afin de prendre en compte le domaine d’exploitation, le type, la marque, le modèle et enfin les spécifications de l’engin. Ensuite, il est indispensable de prendre en considération la date de mise en service de l’engin et son nombre réel d’heures de travail. Sans oublier de prêter attention à la dernière évaluation en date. Nul doute qu’une pelle de 2006, estimée pour la dernière fois en 2012, n’aura plus la même valeur aujourd’hui. 
à cet instant, vous disposez de la cote… de référence. Pour connaître la cote de marché, il vous faudra injecter la variable fondamentale de tout marché : celle de l’offre et de la demande.
 
La valeur d'un matériel n’est évidemment pas gravée dans le marbre. Elle fluctue immanquablement, par exemple lorsque la demande est forte et que le produit se raréfie dans le même temps au sein des parcs de loueurs, notamment. Tout le monde pourra s’accorder sur le fait que ce phénomène économique ne réclame pas d’avoir navigué pendant vingt ans dans le secteur de la construction pour être identifié. Ajouter une lecture scrupuleuse du carnet d’entretien et, si possible, un sens de la négociation, et vous obtiendrez sans doute un prix en adéquation avec le marché.
 
Mais ce savoir-faire suffit-il à réaliser une bonne affaire ? Pas sûr. Encore faut-il avoir anticipé la charge d’amortissement technique et la charge en gros entretien de la machine. Car un achat, même d’occasion, doit systématiquement se lire en coût total de possession, ou total cost of ownership (TCO). Ce qui est vrai pour le matériel neuf l’est également pour la seconde main. La charge d’emploi permettra ainsi d’anticiper le coût d’exploitation d’un engin suivant qu’il a été beaucoup utilisé ou qu’il a passé le plus clair de sa vie dans le parc. De la même manière, l’achat paraîtra-t-il toujours aussi intéressant une fois prises en compte toutes les charges consenties en gros entretien ?
 
Quel que soit le matériel, l’analyse de l’exploitation passée et future est au moins aussi importante que d’obtenir le juste prix d’achat. Une réflexion qui concerne tous les engins dits « standards », et probablement encore plus les engins spéciaux étant intervenus dans des conditions particulièrement exigeantes.
 

Jeremy Bellanger

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