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Matebat aux petits soins pour ses grues

| Reportage |

Basé dans le Loiret, l’atelier principal de Matebat assure l’entretien, la maintenance et la rotation d’un parc composé de quelque 200 matériels. Visite d’un site à l’organisation bien huilée.

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L'atelier Matebat de Loury © Nicolas Thouvenin
La forêt de composants stockés sur les zones extérieures du site en impose. Pourtant, l’ensemble de ces matériels ne représente que la part marginale des grues à tour gérées à Loury, dans le Loiret. En effet, seuls 9 % des actifs de cette entité intervenant en Île-de-France, en Normandie et dans le Centre sont entreposés sur le site. Autant de machines en attente de montage ou en cours de traitement.
 
Actuellement, l’implantation justifie d’un taux de rotation de 91 %. Un chiffre record qui n’est pas sans déplaire aux responsables de Matebat, mais qui leur impose une organisation quasi militaire. « Notre flux d’entrées/sorties porte sur près de 500 grues par an. Sachant que les besoins en Île-de-France réclament bien souvent d’utiliser des matériels de 40 m [contre 30 m en moyenne pour la province, NDLR], il nous faut charger environ 3 500 convois par an », détaille le directeur d’exploitation de Matebat IDF, Vincent Grosland.
 
Pour tenir le rythme, cet atelier qui s’étend sur 5 ha se doit donc d’être équipé en conséquence. D’où la présence de grues installées sur chemins de roulement et entièrement dévolues à la manutention des éléments entre les zones de stockage et les camions. Quatre matériels dont la mission consiste à orchestrer la manœuvre : deux grues se chargent des parties tournantes (flèches, cabines, chariots…), une autre des parties basses (châssis, mât…), tandis que la dernière déplace les éléments à destination du bâtiment de mise en peinture. Une logistique interne lourde qui doit aller de pair avec un traitement minutieux des matériels.
 
Les équipes réalisent ainsi l’intégralité des prestations relatives à la révision, à la maintenance/réparation, voire au reconditionnement des machines. Évidemment, transférer directement un engin d'un chantier à un autre reste le « graal » de tout loueur, mais pour garantir une fiabilité sur le long terme et un suivi fin des grues, le retour sur site reste la règle. « Au final, le transport de chantier à chantier ne concerne que 4 % du parc. De plus, cette décision reste soumise à validation du technicien itinérant », souligne Vincent Grosland.
 
Derrière les portes de l'atelier, il faut donc assurer la maintenance régulière, et bien d’autres choses encore. Ainsi, les visites d’inspection préconisées à intervalle de cinq ans par les constructeurs et imposées réglementairement sur le sol français jalonnent la vie des machines. Après cinq ans et un travail réalisé en amont par les techniciens itinérants, une grue entrera obligatoirement en atelier pour une inspection visuelle, un contrôle de sa structure et le remplacement éventuel de pièces. Au bout de dix ans, la démarche est encore plus approfondie et comprend systématiquement le remplacement d’éléments tournants (réducteurs, boulons de couronne...). Après quinze ans, les opérations confinent au reconditionnement, même si les grues de Matebat sont bien souvent renouvelées avant cette échéance. « Le premier niveau de révision réclame une immobilisation moyenne de deux jours, tandis que le dernier niveau en nécessite au moins quatre », abonde le directeur d’exploitation. Pour réaliser l’ensemble de ces opérations, les grues sont d’abord démontées et réparties par organes. S’ensuit une révision mécanique et électronique. « C’est une véritable zone de test où tout est mis sous tension afin d’évaluer le bon fonctionnement de tous les systèmes », précise Vincent Grosland.
 
Une capacité à gérer l’ensemble du cycle de vie d’un matériel en termes techniques, mais aussi de stockage, qui a mis la puce à l’oreille du PDG du groupe, Philippe Cohet. C’est pourquoi, depuis deux ans, Matebat a décidé d’intégrer une nouvelle activité de négoce pour se muer, à l’occasion, en gestionnaire délégué. De quoi occuper pleinement les équipes, même en période creuse.
 

Jeremy Bellanger

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