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Malgré la crise, Merlo poursuit sa politique d'innovation

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Malgré la crise, Merlo poursuit sa politique d'innovation © Matériels et Chantiers
Les constructeurs de matériels qui ont embauché en 2009 ne sont pas légion. L'Italien Merlo a accrû, l'année dernière, ses effectifs de 2 %. Son chiffre d'affaires (395 millions d'euros en 2008) a pourtant baissé de 20 à 22 % en 2009.
Merlo a su se maintenir sur ses marchés les plus importants, la France, avec 24 % de ses ventes, devant l'Italie (21 %), l'Allemagne (19 %). L'exportation compte pour 80 % dans le chiffre d'affaires du constructeur de Cuneo qui est leader sur le marché des chariots à portée variable en Italie, en Allemagne, en Autriche, en Suisse, en Norvège et en Russie. Le relatif maintien de Merlo malgré la crise profonde des matériels de BTP est dû, partiellement, au marché agricole qui représente à présent 55 % de ses ventes (11 % en 2008).

R&D
" Nous progressons grâce à nos innovations ", complète Amilcare Merlo, le président de Merlo. Son groupe consacre 9,5 % de son chiffre d'affaires à la recherche et à l'innovation, et à l'amélioration de son outil industriel. " En 2009 et 2010, 60 % de cette somme sera réservée à la recherche et à l'innovation seules ", précise Amilcare Merlo. Cette innovation est soutenue par une politique de production des composants à un haut niveau.
" Nous maîtrisons tous les éléments de nos machines. Nous pouvons ainsi envisager d'autres débouchés, de nouvelles solutions techniques pour de nouveaux besoins ", dit le président. De fait, le groupe s'est structuré pour développer les produits autres que le chariot à portée variable, qui représente 86 % de ses ventes, via des filiales spécialisées : tracteurs forestiers et porte-outils (Tre Emme), collectes des ordures ménagères (Tecno), petits transporteurs sur chenilles (Cingo). S'y ajoute une entité consacrée aux véhicules spéciaux (Rent).

Chine
Le constructeur pourrait-il sortir d'Europe ? Amilcare Merlo estime que la taille de son groupe est trop faible pour qu'il puisse aborder la Chine à lui tout seul. " Mais si les marchés occidentaux demeurent aussi faibles, nous envisagerons de produire en Chine, mais avec des partenaires pour partager les coûts et constituer une offre cohérente ", dit-il. Loin de lui cependant l'idée de réduire ses coûts en délocalisant : " La main d'œuvre représente 15 % de nos coûts de production, explique-t-il. On pourrait l'abaisser mais le bénéfice est trop faible par rapport aux risques. " Le président n'écarte cependant pas l'idée de produire des machines " low cost ", simplifiées, pour les marchés occidentaux. " La question est : qui commence ? "

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