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Les Tourangeaux s'offrent un tunnel pour Noël

| Chantier |

À peine plus d'un mois aura suffi au microtunnelier Emmanuelle pour percer 250 m sous la Loire.

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Les tuyaux ont été introduits via le massif de poussée. © Elodie Cerqueira - Moniteur Matériels

Star des chantiers souterrains, le microtunnelier ne saurait fonctionner seul. Pompes, dessableur, groupe électrogène, centrifugeuse… autant de matériels indispensables à sa bonne mise en œuvre. Et le 9 novembre dernier, c’est à Tours-Nord, en Indre-et-Loire, qu’un modèle Herrenknecht d’un diamètre extérieur de 1,5 m et d’un poids de 12 t a été baptisé du prénom de sa marraine, Emmanuelle Volte, responsable travaux à la direction du cycle de l’eau de Tours Métropole.

 

Descendu dans son puits le 15 novembre à l’aide d’une grue de 80 t louée pour l’occasion, « il va creuser une dizaine de mètres par jour, avec ses molettes en tungstène, à raison de seize heures en continu avec deux équipes », explique Rémi Subra, directeur d’activité chez Sade Travaux spéciaux, entreprise en charge de ce chantier de 11 millions d’euros.

 

Ce microtunnelier, le deuxième mis en route en trois ans par la métropole tourangelle, doit ainsi creuser un réseau de 250 m de long à 7 m de profondeur dans le cadre des travaux de renforcement des réseaux d’eau et d’assainissement. Il va œuvrer jusqu’à Noël en introduisant, les uns derrière les autres, les 84 tuyaux en béton de 3 m de long en tenant compte des contraintes techniques.

La contrainte de l'eau

« La machine a besoin d’eau. Pour éviter tout gaspillage, nous travaillons en circuit fermé, ce qu’on appelle le “ marinage hydraulique ” », explique Julien Burgaud, chef de chantier chargé de coordonner les nombreux instruments nécessaires au bon fonctionnement du microtunnelier. Ainsi, des pompes sont installées dans la machine et à l’extérieur du puits pour assurer l’alimentation et l’excavation de l’eau.

 

Puis c’est au tour du dessableur d’entrer en scène. « C’est obligatoire pour trier les déblais. Avec son bac de 30 m3 , il accueille l’eau chargée et la débarrasse de ses impuretés pour la réintégrer dans le circuit », précise Julien Burgaud. Mais à force de manipulations, l’eau se charge et s’épaissit. Il faut donc une centrifugeuse pour la débarrasser des particules fines. Le chef de chantier ajoute que la centrifugeuse ne peut pas être adaptée à tous les chantiers : « En fonction des sols, les matériaux peuvent endommager la machine. Ici, à Tours, c’est de la pierre meulière, nous pouvons donc utiliser ce matériel et ainsi maîtriser notre consommation d’eau. »

Elodie Cerqueira