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Le salon INTERMAT vu par…

PUBLI-REDACTIONNEL |

Jean-Claude FAYAT Président du Cisma

« Donner une vraie place aux technologies de pointe »

Pascal GUILLEMAIN Président du Seimat

« En 2021, on ne travaillera plus de la même manière »

 

Quels défis et mutations un grand salon international comme INTERMAT doit-il intégrer ?

Jean-Claude Fayat : L’environnement est un défi constant. Pour exemple, la réglementation sur les moteurs, sujet réellement lourd à gérer qui demandera aux petites et moyennes industries des dépenses de R&D considérables par rapport à l’investissement d’un grand constructeur. Les questions sur le cycle de vie des matériels sont aussi incontournables. Autre sujet récent (moins de 10 ans) : le digital. Son apport est aujourd’hui central pour aider les opérateurs, améliorer l’exécution des travaux et pour, demain, fournir des engins sans conducteur, asservis à d’autres… Les enjeux sont l’efficacité et la sécurité des équipes.

 

Pascal Guillemain :  Les nouvelles technologies font partie intégrante des équipements.  De quoi s’agit-il ? De matériels guidés, autonomes, et de leurs « softs » indispensables pour mener les travaux de construction. Ces logiciels seront utilisés sur les chantiers dans une chaîne d’information qui ira de la machine au bureau d’études… Ce BIM est déjà exploité par les majors des travaux publics et de la construction. Les constructeurs de machines sont conscients du développement de ces innovations sur les chantiers. Pour eux, il est important de franchir une étape avec succès. En particulier, comment les petites et moyennes entreprises se les approprieront-elles ? Les difficultés sont, d’une part, l’adaptation du salon à la présentation de « softs » pour ces machines et, d’autre part, attirer vers INTERMAT le visitorat des salons informatiques : concepteurs, bureaux d’études…

 

Quel regard portez-vous sur la dernière édition du salon et les évolutions apportées ?

J.-C. F. : Les efforts à l’international sont nets, même si l’Espagne et l’Italie étaient encore trop peu présentes en raison de leur économie. Il faut continuer à s’affirmer dans le cercle des industriels européens et développer toujours plus la présence des pays du Maghreb et d’Afrique. La présence d’entreprises de province était également évidente, il faut poursuivre cet effort pour attirer toujours plus ce type de visiteurs.

 

P. G. : Les exposants en sont satisfaits, et les visiteurs aussi. Par ailleurs, l’éventail des visiteurs s’est élargi ; les entreprises clientes ont été mieux représentées. Parmi les évolutions positives, il faut citer la segmentation plus claire de la présentation des équipements.

 

Quelles pistes de développement pour les éditions futures ?

 

J.-C. F. : D’abord maintenir les axes de développement et d’attractivité :: l’international – les pays naturellement et économiquement proches de la France – et les entreprises en province. Donner également une vraie place aux technologies de pointe dans des métiers spécifiques. Enfin, apporter toujours plus, notamment un cadre où échanges professionnels se conjuguent avec des aspects plus festifs. Pour nos métiers très sérieux, une dimension « plaisir et partage » est importante.

 

P. G. : La question principale est : face aux évolutions annoncées, comment les entrepreneurs vont-ils réaliser leurs chantiers dans cinq ans ? Il y aura plus de « softs », plus de machines aidées, et on ne travaillera plus de la même manière… Il faut commencer à montrer cela largement. Nous savons que les responsables d’INTERMAT sont convaincus de cette perspective. L’édition 2021 sera une édition charnière entre l’existant et ce monde futur.

 

Syndicat des entreprises internationales de matériels de travaux publics, mines et carrières, bâtiment et levage, manutention, affilié à la Ficime (Fédération des entreprises internationales de la mécanique et de l’électrique), le Seimat rassemble les constructeurs et distributeurs présents en France. Ce secteur représente un marché de près de 5 milliards d’euros. Cette structure s’investit particulièrement sur les sujets de l’environnement, de l’investissement pour l’aménagement et du recrutement de personnels pour les grands chantiers.

 

 

Organisation professionnelle membre de la FIM (Fédération des industries de la mécanique), le Cisma (Construction Infrastructure Sidérurgie et Manutention) rassemble quelque 200 industriels de l’équipement de chantiers. Ensemble, ils réalisent 8,8 milliards d’euros de chiffre d’affaires, emploient 32 000 personnes et exportent 54 % de leur production.

 

 
 
Ce contenu vous est proposé par INTERMAT Paris, salon international de la construction et des infrastructures.

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