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Laurent Lévêque, TSO : "Vers une reprise progressive à plus grande échelle"

| Témoignage |

Le directeur matériel détaille les précautions qui permettent aux chantiers de la filiale de NGE dédiée aux travaux ferroviaires de se poursuivre.

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Laurent Lévêque, directeur matériel de TSO. © Arnault Disdero / Le Moniteur Matériels
Quelles mesures ont été prises aux premières heures du confinement chez TSO ?
 
Les premières semaines se sont traduites, dans l'ensemble de l'entreprise, par une période d'arrêt quasi intégral. Un minimum de personnels administratifs étaient toujours présents au siège ; essentiellement au sein des services comptabilité, paie, RH… Tous ceux dont le poste le permettait ont continué leur activité en télétravail et les compagnons, pour la plupart, ont été placés sous le régime de l'activité partielle.
 
Les chantiers se sont-ils complètement arrêtés ?
 
Dès la semaine du 6 avril, les prémices d'une reprise ont été rendu possibles après que les recommandations légales ont été publiées avec, en particulier, celles de l'OPPBTP. A partir de ces règles, et grâce aux "EPI Covid" disponibles à la suite d'une première commande réalisée très tôt, le travail a repris en effectifs extrêmement réduits. Nous avons réalisé en particulier deux ou trois chantiers d'urgence, essentiels à la chaîne logistique nationale, tels que le traitement de l'éboulement du remblai en gare de Sèvres-Ville-d'Avray. Concernant nos deux ateliers, ils fonctionnent à raison d'équipes de trois personnes.
 
Vous montez progressivement en cadence. Comment vous y prenez-vous ?
 
Nous sommes effectivement entrés, il y a une douzaine de jours, dans une deuxième phase et mettons tout en œuvre pour garantir un niveau de sécurité maximale afin de rendre possible la reprise progressive des activités à plus grande échelle. Pour chaque chantier, il est nécessaire de réaliser une analyse approfondie des méthodes de travail, en nous appuyant sur les recommandations de l'OPPBTP et les retours d'expérience de nos travaux d'urgence. La priorité est la sécurité de nos équipes et de toutes les parties prenantes. Nous devons aussi prendre en compte les spécificités de chaque client et les ordres de travaux nécessaires au redémarrage.
 

"Une adaptation rigoureuse des méthodes de travail"

 
Sur le terrain, comment êtes-vous organisés ?
 
Il est nécessaire de s'assurer que toutes les activités peuvent être réalisées dans le respect des gestes barrières. Cela implique, la plupart du temps, une adaptation rigoureuse des méthodes de travail. En particulier, il faut s'occuper de la problématique des masques, gel hydroalcoolique, gants, etc., dont le souci d'approvisionnement est permanent. Notre service Achats réalise ici un travail considérable.
 
Pensez-vous pouvoir rattraper, au moins en partie, le manque à gagner ?
 
Le retard d'activité sur l'année 2020 est une préoccupation forte. Sa résorption – qui ne pourra être que partielle – dépendra principalement de la réorganisation du programme travaux que SNCF Réseau pourra mettre en place, ce qui est une tâche considérable à l'échelle nationale.
 
Cette crise sera-t-elle l'occasion d'une remise à plat du travail chez TSO ?
 
Il est trop tôt pour juger des dispositions définitives qui seront adoptées et des modifications de méthodes de travail au sein de la société. Toutefois, deux choses au moins sont acquises : la réactivité exemplaire de nos équipes pour faire évoluer nos process afin de garantir la sécurité de nos équipes et la mise en œuvre du télétravail à grande échelle.

Arnault Disdero