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Capable de pousser des barges de 2500 tonnes, Le Marsouin navigue 8 heures par jour du lundi au vendredi sur la Seine, dans Paris, pour approvisionner les sites de production Lafarge ainsi que pour évacuer les déblais et terres excavées des chantiers. Chaque année, ce pousseur de manœuvre transporte ainsi environ 350 000 tonnes de matériaux. Une mission indispensable qui, bien qu’elle soit plus vertueuse que le transport routier puisqu’un convoi fluvial remplace jusqu’à 220 camions, génère tout de même des émissions de CO2.
C’est pourquoi afin de réduire l’empreinte carbone relative au transport de ses matériaux par voie fluviale (3 millions de tonnes transportées par an), le cimentier Lafarge a décidé d’opérer la conversion hybride de tous ses pousseurs d’ici 2030, à commencer par le Marsouin à l’automne prochain.
Plusieurs rétrofits hybride/électrique
Soutenu par VNF, l’Ademe et Haropa, le projet de conversion du Marsouin représente un investissement de 3,2 M€. Il consiste dans un premier temps à remplacer tout le système de motorisation par un système hybride thermique / électrique rechargeable puis, à modifier l’appareil propulsif (hélice) et la coque. Un rétrofit qui permettra une réduction de 40 % de CO2 et de 70 % de NOx et particules fines car l’équipement sera en mesure de convoyer les barges en éléctrique 80 % du temps de navigation.
En parallèle, Lafarge travaille à la conversion à l’électrique d’un autre pousseur diesel cette fois-ci de ligne reliant tous les jours Le Havre à Paris. Il permettra de diminuer de 20 % les émissions de CO2 et de 70 % les NOx et particules fines.
Assurant la gestion et l’entretien au total de 7 pousseurs, dont 3 de ligne et quatre de manœuvre, Lafarge a par ailleurs pris la décision de remplacer certains bateaux vieillissants. Il anticipe même l’arrivée des motorisations futures puisqu’il a déjà prévu de pré-équiper tous ses pousseurs pour les passer en hydrogène zéro émission, lorsque cela sera possible.
Charlotte Divet