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La location tutoie les sommets

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Depuis le chiffre d’affaires jusqu’à la création d’emplois et de nouvelles entreprises, les motifs de satisfaction ne manquent pas pour les loueurs.

Les sites web parasites sanctionnés !
La nacelle reste un matériel star de la location © Genie
Pris en étau entre la grève des cheminots et celle du personnel d’Air France, le 53e congrès du Syndicat national des distributeurs loueurs et réparateurs (DLR), organisé à Bordeaux en mars dernier, a subi les affres d’un agenda social chargé. Un contexte a priori compliqué pour développer le niveau d’activité d’un secteur que la météo déplorable des quatre premiers mois de l’année avait déjà mis à rude épreuve.
 
Pourtant, ces péripéties n’ont pas suffi à entamer l’optimisme de professionnels qui anticipent une poursuite de la croissance en 2018. Une perspective d’autant plus alléchante qu'elle fait suite à un exercice 2017 positif à tous points de vue. Sur l’ensemble de l’année dernière, la location a en effet enregistré une progression de 10 % de son chiffre d’affaires (CA) pour atteindre 4,22 milliards d’euros, selon le bilan annuel fourni par le DLR. Ramenée au CA par entreprise, la tendance se traduit par un revenu moyen de 2,74 millions d’euros, contre 2,57 millions en 2016. Un sérieux coup d’accélérateur au regard des quatre années précédentes, marquées par une relative stabilité du marché.
 
Restait néanmoins à évaluer si cette montée en puissance était également perceptible en termes de résultat net. Or, sur ce point aussi, les nouvelles sont plutôt bonnes. évidemment, les performances de 2007 et de 2008 – respectivement 263 et 256 millions d’euros – sont encore loin. Mais la remontée engagée depuis 2015 tend à se confirmer, avec une rentabilité moyenne qui s’est améliorée de 20 %. En fin d’année 2017, le résultat net du secteur atteignait ainsi 161 millions d’euros, soit 27 millions de plus qu’en 2016. 
 
Investissement et création d'entreprises
 
Le rapport entre l’offre et la demande semble donc redevenir favorable aux loueurs, et les analyses qui faisaient état d’une surcapacité en matériels ne sont plus à l’ordre du jour. Mieux, le nécessaire renouvellement des parcs, retardé par les années de crise, s’est prolongé et amplifié. Après une augmentation de 72 % des investissements consentis en 2016 (852 millions d’euros), 2017 aura vu une nouvelle progression de 40 % pour porter l’enveloppe totale à 1,192 milliard d’euros. Cette politique globale est à mettre en corrélation avec la hausse d’activité dans la construction, mais aussi avec le dispositif de suramortissement qui s’est achevé en avril 2017, ou encore avec un taux d’emprunt historiquement bas. Autre effet de cette dynamique d’investissement : le rajeunissement du parc. L’âge moyen s’établit désormais à 50 mois – 64 mois, au plus haut, en 2015 –, soit le plus bas chiffre depuis 2008. Conséquence directe : la valeur des matériels détenus par les loueurs continue de s’apprécier. Elle atteignait ainsi 7,3 milliards d’euros HT en 2017, soit 7 % de mieux que l’année précédente.
 
À cette flopée d’indicateurs économiques à la hausse viennent s’adjoindre ceux de l’emploi et de la création d’entreprises. Malgré la concentration du marché autour des grands loueurs nationaux, qui sévit maintenant depuis plusieurs années, on dénombrait 45 nouveaux entrants sur le marché en 2017, alors que, dans le même temps, les réseaux se développaient avec l’ouverture de 253 agences. Une preuve de vitalité qui souligne la cohérence de l’expansion des acteurs nationaux et des grands régionaux, mais aussi le fait que ce mouvement n’interdit pas l’émergence de petits acteurs. Et, pour faire bonne mesure, la création d’emplois a suivi, avec une croissance de 5 % des effectifs qui s’établissent à 25 900.
 
Pas de doute, la location vit une conjoncture qu’elle n’avait plus connue depuis longtemps. Raison de plus pour accélérer sur l'amélioration de la sécurité, le développement de la connectivité des machines par des solutions numériques principalement et, bien sûr, le déploiement de matériels propres énergétiquement. Aujourd'hui, rares sont les chantiers qui se dotent d'engins hybrides ou électriques. Mais l’avenir proche imposera d’en fournir. Il faut donc, dès maintenant, anticiper la mutation des parcs.
 

Jeremy Bellanger

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