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La chargeuse change de logique

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Mecalac profitera du salon Bauma pour présenter son modèle AS500. Adossé à un système de bras monobloc pivotant à 180°, l'engin compact entend revisiter les méthodes de chargement.

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L'AS500 a été conçue pour s'adapter aux espaces contraints. © Eugene Sergeev/Mecalac
Avec la dernière-née de ses chargeuses sur pneus compactes, l'industriel annécien s'attaque au segment ultra-concurrentiel des 500 litres de capacité. Pour s'imposer sur ce marché largement saturé, impossible de proposer une machine de facture classique. Le fabricant a donc décidé de doter son matériel du concept "swing" emprunté à ses modèles 700, 900, 1 600 et 2 100. Un système de bras monobloc pivotant à 180°, dont les qualités deviennent plus directement perceptibles lorsqu'il vient équiper un modèle compact promis à évoluer sur les chantiers les plus exigus.
 
Comme chacun sait, la gestion de l'espace est devenue une préoccupation, voire une obsession, pour les entreprises de travaux urbains. D'où le succès croissant des excavatrices "zéro déport" ou à rayon de rotation court. Mais les pelles ne sont pas les seules à être soumises à cette exigence, les chargeuses sur pneus doivent elles aussi parvenir à contenir leur enveloppe de travail, en statique comme en dynamique.
 

Le "swing" sans risque de trébucher

Face à cette demande pressante des utilisateurs, l'opportunité était trop belle pour Mecalac d'insister sur la pertinence du "swing". Cette technologie permet de positionner le godet à 90° en translation, qu'il soit plein ou vide. Ainsi intégré dans le rayon de braquage de la machine, l'outil n'interdit plus de virer court. Mieux, il ne dégrade pas la stabilité générale. Une quête constante d'équilibre qui avait été placée au cœur du développement de cet engin.
 
Dépourvu d'articulation, il maintient son centre de gravité à l'aide de son châssis monobloc, aussi bien en translation que dans les manœuvres de transfert entre les chantiers ou dans les phases de travail. "Ce que le godet lève à l'avant, une fois le pont arrière bloqué, il peut le manutentionner à 180° sans risque de s'approcher de l'arête de basculement", promet Patrick Brehmer, responsable design, produits et marketing du groupe.
 

Gains de productivité

Mais les ambitions de l'AS500 ne se résument pas au seul respect des figures imposées du genre urbain : compacité, mobilité et stabilité. En effet, l'engin ne vise rien moins que de revisiter les méthodes de travail lors des opérations de chargement-déchargement. Pour ce faire, il privilégie les mouvements de pivot du bras au détriment des translations superflues. Un parti pris qui permet à l'AS500 de charger un camion sur une emprise de 5 m, contre 10 m pour une machine standard.
 
Au schéma classique d'exploitation en Y, qui illustre les va-et-vient d'une chargeuse entre le monticule de matériaux et la benne du camion, se substitue ainsi une simple translation avant-arrière couplée à une rotation de la tourelle sur laquelle le bras est installé. En somme, l'engin promet d'inverser le ratio entre cycles de travail et de déplacement : 80% du temps consacré au chargement contre seulement 20% aux translations. En découlent logiquement des gains de productivité, des économies de carburant et, in fine, des coûts de maintenance.
 
Même la sécurité s'en trouverait améliorée grâce à des mouvements de machines plus simples et prédictibles pour les équipes au sol. Toutefois, pour convaincre, la machine devra d'abord faire la preuve de sa simplicité d'utilisation. Dans les travaux publics plus qu'ailleurs, les habitudes de travail ont la vie dure.

Jeremy Bellanger

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