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L'impression 3D, un outil utile pour surmonter la crise

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La start-up XtreeE met en avant les atouts de sa technologie pour améliorer la productivité des chantiers et assurer la distanciation sociale.

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Les activités ont repris le 11 mai sur le site de production de Rungis. © XtreeE
Née en 2015 à partir d'un projet universitaire, la jeune entreprise XtreeE s'est rapidement faite une place dans l'écosystème du BTP. Il faut dire que ses process ont de quoi séduire le secteur, pourtant généralement peu enclin à accepter les innovations. "Nous proposons de la conception numérique aux maîtres d'ouvrage, développons des têtes permettant d'imprimer des objets en béton mais aussi en plâtre, argile et géopolymères, et réalisons des éléments de construction hors site, qui vont du petit mobilier urbain aux passerelles", détaille son directeur général, Alain Guillen. Autant de services qui permettent, entre autres, d'accroître la qualité du rendu, d'abaisser les coûts, de diminuer les nuisances pour les riverains et de réduire la pénibilité des compagnons.
 
Dans le contexte actuel de crise sanitaire et au moment où les chantiers reprennent, ces arguments technologiques prennent encore davantage de poids. Tout entrepreneur rêve en effet de rattraper le temps perdu tout en garantissant les distances de sécurité pour ses ouvriers. "L'impression 3D n'est pas un remède miracle, mais elle permet d'extraire des hommes du chantier en fabriquant des éléments en usine, où il est plus facile de respecter les mesures sanitaires, et de gagner en efficacité. Sur le projet Viliaprint, mené actuellement par l'ESH Plurial Novilia, la combinaison entre la conception numérique et la réalisation hors site des éléments, dont certains avec nos technologies, permettront par exemple de compresser les délais de construction de six mois, ce qui n'est pas rien", raconte Alain Guillen.

Flexibilité et agilité

La start-up a-t-elle, elle-même, subi les contrecoups du confinement et de la baisse générale d'activité ? "Nous nous inscrivons à plein dans la transformation numérique du secteur de la construction. Nous adoptons la flexibilité et l'agilité que nous offrons à nos clients", assure le dirigeant. Ainsi, aucun des dix membres de l'équipe n'a été mis au chômage partiel, tous ont pu télétravailler et maintenir le contact client aussi bien que l'élaboration des projets en cours. Sur le site de production de Rungis, dans le Val-de-Marne, toutes les dispositions sanitaires ont été prises et le travail a repris dès le 11 mai.
 
Si l'entreprise n'exclut pas de se mettre au service de nouveaux chantiers, le carnet de commandes est déjà bien rempli. La crise n'aura toutefois pas impacté la stratégie d'expansion : un ingénieur spécialisé dans l'implantation de nouveaux systèmes vient d'être recruté et un autre spécialiste des problématiques de qualité le sera au mois de juin. "Nous avons bénéficié d'un prêt bancaire garanti par l'Etat au titre d'entreprise innovante. Cela sécurise notre trésorerie jusqu'à la fin de l'année", souffle Alain Guillen.

Arnault Disdero