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L'Hydrofraise selon Soletanche Bachy

| Comment ça marche |

Mise à l'honneur sur le Grand Paris, la reine de la paroi moulée livre ses secrets.

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. © Idix
Insérez des armatures dans une tranchée dont les terres sont maintenues à l'aide de boues bentonitiques. Coulez le béton dans le trou jusqu'à voir affleurer le matériau. Patientez… et votre paroi moulée est prête. Bien rodée, cette recette nécessite, pour être réussie, d'employer l'outil d'excavation adéquat. Jusque dans les années 1970, il s'agissait d'une benne mécanique. Un matériel qui engendrait un mode de travail discontinu, fait de montées et de descentes successives.
 
Toujours présente sur les chantiers, cette benne est moins utilisée, souvent réduite au creusement des avant-trous qui préparent l'arrivée d'une Hydrofraise. Permettant un forage en continu, grâce au principe de la circulation inverse (injection de boues bentonitiques dans la tranchée et aspiration par pompe), elle se compose d'un grand bâti, soutenu par un porteur. A la base de ce châssis, des moteurs hydrauliques entraînent deux paires de tambours rotatifs munis d'outils de coupe du terrain. L'outil est guidé par une table d'orientation. Située entre les tambours et le grand bâti, elle corrige la trajectoire à l'aide d'inclinomètres et d'autres technologies conçues au fil des années par Soletanche Bachy.

Innovation continue

Objet d'un développement constant, le concept de l'Hydrofraise a vu ses performances croître. Aujourd'hui, il permet d'effectuer des forages à plus de 100 m de profondeur, de réaliser des parois moulées plus épaisses (1,8 m d'épaisseur pour le Grand Paris). Plus récemment, un nouveau système est même venu étendre la gamme pour gagner encore en efficacité. Objectifs : éviter les rebonds à la rencontre de sols durs, offrir une pénétration plus régulière et préserver l'outil.
 
En lieu et place du grand bâti, cette solution comporte deux modules reliés entre eux par un vérin. Lorsque les grippeurs du premier module sont bien ancrés dans le terrain, le vérin s'actionne, offrant un meilleur contrôle sur l'avancement et une poussée qui peut désormais dépasser les 120 tonnes. Un principe d'abord utilisé sur les plus grands outils et qui équipe maintenant les versions plus compactes, capables de travailler sous faible hauteur. Un transfert technologique pertinent, puisqu'il permet de compenser le faible poids de ces machines.

Jeremy Bellanger