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L’atelier à tout (re)faire de NGE

| Tracteurs sur chenillesRéparation |

Cœur du dispositif mis en place par NGE pour accompagner la vie de ses machines, l’atelier central de Saint-Étienne-du-Grès, dans les Bouches-du-Rhône, couvre l’ensemble des interventions possibles sur un matériel de travaux publics : entretien, réparation voire reconstruction.

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Opération de reconstruction d'un bouteur D7 de Caterpillar © Matthieu Colin / Le Moniteur Matériels
Outre cette entité principale accolée à son siège social de Saint-tienne-du-Grès dans les Bouches-du-Rhône depuis plus de vingt ans, le groupe de TP NGE s’appuie sur deux autres ateliers centraux dédiés respectivement aux engins ferroviaires et aux matériels dits "spéciaux". Pour assurer la réactivité du dispositif viennent s’ajouter neuf structures qui prennent en charge l’entretien et les réparations standards à un niveau régional, tandis qu’une vingtaine de centres (assimilables à des points de service) assurent la maintenance et l’entretien périodique. Evidemment, l’atelier central principal constitue un support pour ces structures plus modestes, mais son activité ne se résume pas à les accompagner dans des travaux complexes tels que la remise en état d’un moteur. Sur ce site où sont traités 200 machines et 70 organes par an, "nous sommes capables de tout faire", assure le directeur matériel de NGE, Thierry Robert. Difficile de lui donner tort lorsqu’on est témoin d’une opération de reconstruction comme celle menée actuellement sur un bouteur D7 du fabricant Caterpillar.
 
Moteur, boîte de vitesses, freins, commandes finales… tous les organes et systèmes y passent. Seul le châssis primaire fera exception car c’est son intégrité qui justifie économiquement le recours au rebuilt (la reconstruction). Mais d’autres critères sont également à prendre en compte avant d’entamer une chirurgie aussi lourde. "Nous appliquons cette politique à nos engins les plus imposants car, en dessous d’un certain gabarit, l’intervention n’est pas viable économiquement au regard du prix d’un matériel neuf", détaille le responsable de l’atelier Pascal Raymond. Tombereaux rigides de 40 t et plus, bouteurs à partir de 25 t ou encore niveleuses supérieures à 140 t constituent autant de bons candidats. Encore faut-il être capable de répondre au niveau d’exigence attendu par NGE. Il s’agit tout de même d’offrir à la machine une seconde vie correspondant à 60 ou 70 % de celle d’un engin neuf, sans excéder 50 % du prix de ce dernier. Un challenge qui vise à exploiter des matériels au coût horaire réduit, tout en conservant un niveau élevé d’efficience. Pour que l'objectif soit atteint, ce remède doit néanmoins s'appliquer à des engins dont la technologie offre encore des niveaux d’émission et de consommation satisfaisants.
 
Evidemment, ce procédé de reconstruction a tendance à accaparer toute l'attention des observateurs. C'est oublié un peu vite le croisement d'expertise qui le rend possible. C’est le cas de la réparation pure, telle que ce remplacement de la tourelle d'une pelle Liebherr R920 ; le genre d’opération de pose/dépose lourde qui ne serait pas envisageable dans un atelier classique. Même constat dans l’espace consacré aux moteurs où c’est une véritable cure de jouvence qui est proposée, pour peu que le bloc et la ligne d’arbre ne soient pas trop endommagés. Au regard des moyens déployés, la présence d’un grand atelier de peinture tiendrait presque de l’anecdote. Plus surprenant, l’atelier compte également un bureau d’études où deux personnes se consacrent à la conception d’engins spéciaux, en s’appuyant sur les postes de chaudronnerie et de mécanosoudure. Au départ dédié aux seuls matériels et équipements du groupe, ce dernier permet aujourd’hui de réaliser des machines sur-mesure, répondant également à des demandes extérieures au groupe.
 

Jeremy Bellanger

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