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Jeu de piste à Orly

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L'aéroport du Sud francilien procède à la réfection complète de l'une de ses trois pistes, longue de 3 300 m. Un chantier colossal qui met aux prises une flotte de 150 engins, dont certains très spéciaux.

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Après la démolition, vient le temps de la reconstruction de la piste n°3. © Arnault Disdero / Le Moniteur Matériels
Les chiffres donnent le tournis... Depuis le 28 juillet et jusqu'au 18 novembre prochain, près de 700 employés des Aéroports de Paris et de Colas s'affairent à démolir et reconstruire les 185 000 m2 de la piste numéro 3 de l'aéroport d'Orly, dans le Val-de-Marne. Un équipement long de plus de 3 kilomètres et des travaux qui s'étendent de 150 mètres de chaque côté de ruban bitumeux de 45 mètres sur lequel se poseront les avions. Au total, ce sont 400 000 m3 qui feront l'objet de terrassement et pas moins de 175 000 tonnes d’enrobés qui seront posés. D'ores et déjà, 300 000 tonnes de gravats ont été extraits, dont les deux tiers seront recyclés dans la centrale directement implantée sur le site.
 
Pour tenir le délais extrêmement court de dix-huit semaines, ce sont pas moins de 150 engins qui sont à la disposition du chantier. Certains d'entre eux sont rares en France, tels ces quatre fractionneuses et quelques grandes scieuses. Des matériels importés des Etats-Unis, d'Irlande et de Belgique pour entamer la chaussée de béton avant l'arrivée des pelles de démolition armées de brise-roches hydrauliques. Le reste est plus conventionnel - raboteuses, chargeuses, tombereaux, compacteurs, finisseurs... - si ce n'est que les bouteurs, pelles et niveleuses ont été équipés de systèmes de guidage 3D, pour une précision millimétrique et un rendement maximal. Un slipform est également employé pour les finitions des dalles en béton qui accueilleront les avions en stationnement avant leur décollage.
 
Si la piste ressemble à une gigantesque piscine de 1,5 mètre de profondeur, dixit les responsables du projet, les abords du site, eux, ont pris des airs de carrière à ciel ouvert. De façon à limiter les transports de matériaux, ont en effet été implantés sur le chantier un concasseur semi-mobile fonctionnant sur groupe électrogène, une centrale à béton, une usine de traitement de produit blanc (CTLH) et de deux centrales d'enrobage. Quant à la maintenance de l'ensemble des matériels, elle est assurée par un atelier lui aussi positionné sur place. A chantier exceptionnel, moyens exceptionnels !

Arnault Disdero

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