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JCB invente une nouvelle architecture de pelles sur pneus

Jcb |

Après l'invention du tractopelle dans les années 50 puis celle du chariot télescopique, le fabricant britannique présente l'Hydradig comme la troisième révolution de son histoire.

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Moteur et hydraulique sont placés dans le châssis © GILLES RAMBAUD

Avec le lancement de l'Hydradig, JCB admet-il enfin que la chargeuse-pelleteuse n'est plus l'engin de terrassement de notre temps ? « Je ne l'admets pas ! » coupe Lord Antony Bamford, l'emblématique président. « Le tracto a sa place, et restera longtemps à cette place ». Mais cette place, ce n'est pas la ville, où la tourelle rotative s'impose car elle permet de travailler dans une seule voie de circulation et évite les incessantes manœuvres. Le châssis sur pneus est également la meilleure solution pour les déplacements rapides d'une rue à l'autre. Donc une pelle sur pneus. Sauf que cette machine souffre de plusieurs défauts : elle manque de stabilité et l'accès à la cabine comme aux points de services impose de dangereuses acrobaties. JCB résout le problème en sortant moteur et hydraulique de la tourelle et en les plaçant dans le châssis. Le centre de gravité descend, ce qui améliore la stabilité, tous les points de service deviennent accessibles depuis le sol, et la tourelle s'amincit considérablement, ce qui améliore grandement la visibilité depuis la cabine. Cette idée n'est pas nouvelle, puisque c'est la base même de la Mecalac. Sauf que chez le français les organes sont placés dans un châssis articulé. JCB a opté pour une machine à 4 roues directrices, ce qui place la cabine beaucoup plus haut. « Mais cela améliore encore la visibilité » argumente le britannique.

 

Reste que cette machine originale s'adresse à un petit marché : l'Allemagne, la France et la Scandinavie sont les principaux utilisateurs de pelles sur pneus. « Nous allons développer ce marché à l'échelle mondiale » anticipe Tim Burnhope, vice-président en charge de l'innovation, qui évoque la Grande-Bretagne et les Etats-Unis. Il dispose pour cela d'un atout : le prix de l'Hydradig, annoncé comme attractif. Et cela grâce à la réutilisation de plusieurs composants « maison ». Les ponts sont ceux d'un chariot télescopique, le moteur est un JCB Ecomax, la cabine et les vérins sont fabriqués en interne. Quant aux composants sous-traités, ils bénéficient de l'effet de volume d'un service d'achat centralisé. Innovante et pas chère... Deux arguments que les commerciaux de JCB ne manqueront pas de mettre en avant.

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