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Grand Paris : la grosse artillerie est de sortie

| Pelle à câblesReportage |

Pour réaliser des dizaines de milliers de mètres cubes de parois moulées, Soletanche Bachy n’a pas hésité à engager quatre hydrofraises et autant de bennes hydrauliques. 

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Grand Paris : la grosse artillerie est de sortie © CEDRIC HELSLY
Engagée sur le lot dit « T2A » de la ligne 15 du Grand Paris Express, Soletanche Bachy réalise les parois moulées de nombreux ouvrages. Au menu, quatre gares, deux ouvrages spéciaux et cinq structures annexes. Sur la friche Arrighi, ce sont ainsi deux couples hydrofraise et benne hydraulique qui travaillent de concert pour construire l’enveloppe du puits d’accès qui accueillera le tunnelier. Et, pour réaliser des panneaux de béton de 1,50 m de large à 56 m de profondeur, chaque engin doit jouer sa partition sans fausses notes. Charge aux bennes hydrauliques d’ouvrir le bal pour réaliser l’« avant-trou ». Un terme qui ne rend pas justice à cette opération qui consiste à creuser jusqu’à 28 m de profondeur au travers des remblais, des alluvions, puis d'un calcaire de Saint-Ouen suffisamment marneux pour être traité de la sorte.
 
C’est ensuite aux hydrofraises de prendre le relais pour attaquer les terrains les plus durs. Installées l'un sur un porteur Liebherr HS 875 HD et l'autre sur un Soilmec SM-120, elles permettent d’atteindre la profondeur cible. Une intervention compliquée par la forme de cet ouvrage en bilobe. Une fois les hydrofraises retirées, les bennes hydrauliques doivent ensuite revenir pour décoffrer les joints métalliques avant que l'on prépare la fouille au creusement du panneau suivant. Un travail qui ferait presque passer comme annexe le levage d’éléments d’armature pouvant atteindre 28 m et des joints de 40 t par une grue à flèche treillis Hitachi Sumitomo de 280 t.
 
A  quelques centaines de mètres de là, et à proximité directe du RER, on retrouve un dispositif similaire, à quelques différences près. Ici, pas de parois courbes pour l’instant. Il s’agit d'abord de dessiner la future gare des Ardoines ainsi que la longue tranchée qui conduira les matériels roulants jusqu’à un site de maintenance. On peut y observer la nouvelle hydrofraise à grippers qui vient s’appuyer sur les terres pour optimiser le creusement, ainsi qu'un modèle compact : l'EC05. La problématique, dans ce cas, tient davantage à un terrain légèrement plus coriace, à la variété de profondeurs et d’épaisseurs, ainsi qu'à un environnement plus exigu. Impossible par exemple de stocker les armatures sur site. Une contrainte d’espace que l'on retrouve quand il faut installer des engins sur une bande de 15 m de large avec, dans le dos, les voies circulées du RER.
 
C’est donc un dispositif lourd que déploie Soletanche Bachy, d’autant qu’il faut y ajouter les six installations de traitement des boues ainsi qu’une unité de déshydratation mutualisée, installée sur la friche Arrighi. Un niveau d'engagement qui souligne l'exigence requise sur les projets du Grand Paris.

Jeremy Bellanger

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