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Grand Paris Express : la piste aérienne pour ses futurs déblais

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Portée par S’Pace SA, Vinci et Veolia, la solution "1er km à câble" propose de convoyer une partie des 43 millions de tonnes de terre qui seront excavés des chantiers à l’aide d’un téléphérique mobile. 

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Un exemple de mise en place du "1er km à câble". © SPACESA
Comment évacuer 43  millions de tonnes de gravats et autres déchets sans engorger des routes déjà au bord de l’asphyxie ? La Société du Grand Paris n’est pas la seule à plancher sur le sujet. La gestion des terres excavées s’appuiera en partie sur le transport multimodal. Mais ce qui pourrait bien être nouveau, c’est qu’en plus du transport fluvial et du ferroutage, intervienne un troisième mode de transport alternatif : le téléphérique. Défendue par le cabinet d’architectes S’Pace SA, Vinci et Veolia, cette solution, qui a reçu le soutien de la Société du Grand Paris et de l’Ademe Île-de-France, "pourrait être déployée sur une partie des chantiers des gares et tunnels de la ligne de métro Grand Paris Express, en fonction des distances et des caractéristiques urbaines des quartiers séparant ces chantiers des quais de transfert (ferrés ou fluviaux)", explique Jean-Robert Mazaud , à la tête de S’Pace SA. Dans tous les cas, les trajets seraient courts, d’où d’ailleurs le nom de ce projet : "1er km par câble".
 
Seize sites de gare, sur les soixante-huit que compte le programme du Grand Paris, pourraient d’ores et déjà recevoir cet équipement. Le recours au téléphérique pour le transport de matériels ou de matériaux n’est pas une nouveauté en soi. Mais, jusqu’à présent, cette solution de transport, surtout prisée par le secteur minier, les carrières ou les chantiers d’accès difficile (montagnes, ports, etc.), n’avait jamais été testée sur des sites aussi densément peuplés qu’en Île-de-France, ni à une telle échelle. "Sur les soixante-huit nouvelles gares prévues, la moitié d’entre elles ne seront pas localisées en plein cœur des villes, tempère Jean-Robert Mazaud. Cela étant, il y a tout de même certaines contraintes auxquelles il faudra bien entendu se plier."
 
Les sacs à gravats servant au transport, d’abord : amenés à passer au-dessus de zones urbaines, ils devront être hermétiques afin d’éviter que de la terre ou d’autres matériaux ne s’en échappent, et pouvoir être nettoyés après chaque voyage pour éviter que les déblais les plus pollués ne viennent contaminer les déblais sains. Enfin, le téléphérique, démontable et réutilisable, ne sera pas autorisé à survoler certaines zones dites "sensibles" comme les écoles ou les hôpitaux. "Les contenants étant débrayables, il serait possible de faire varier la cadence en fonction des besoins", précise Jean-Robert Mazaud. Sachant qu’un tunnelier excave en moyenne 2 000 t de déblais par jour, 1 000 big bags pourraient emprunter chaque jour la voie des airs. Une promesse à mettre en parallèle des 400 rotations de camions par jour qu’il faudrait pour assurer le bon déroulement des travaux d'évacuation et de livraison, sur chacun des sites du Grand Paris… 

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