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Engins de terrassement et d'extraction : travailler sur les consommations et le big data

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Engins de terrassement et d'extraction : travailler sur les consommations et le big data ©

Thierry ROBERT, directeur du parc de matériel, entreprise NGE à Tarascon (13)

L’entreprise

NGE, entreprise indépendante de près de 10 000 salariés basée à Tarascon (Bouches-du-Rhône), figure parmi les leaders nationaux du terrassement, du génie civil et du ferroviaire. Présente en France et sur les chantiers internationaux (Londres, Panama…), elle réalise un chiffre d’affaires annuel de 1,6 Md€.

Quelles évolutions récentes des matériels de terrassement ont été les plus marquantes ?

Thierry Robert : Depuis près de cinq ans, elles portent sur les émissions des moteurs. Sur les engins, la technologie « Tier 4 final » s’est répandue. Cependant, en se focalisant sur la conformité environnementale, les constructeurs ont pris un peu de retard dans des domaines tels que la structure des machines, l’hydraulique, voire les consommations…

À ce sujet, recherchez-vous de nouveaux types de motorisations ?

T.R.  : Nous sommes présents sur certains chantiers du Grand Paris Express, et ce sont des terrains d’initiative. Nous réalisons des extractions volumineuses en milieu urbain dense, et le maître d’ouvrage nous demande de réduire nos émissions. Pour aller au-delà de la conformité environnementale, nous étudions la propulsion à gaz ou électrique. Pour les poids lourds de moins de 15t, des versions électriques sont disponibles ; au-delà, l’offre est rare, et l’investissement, élevé. Pour le gaz, les solutions étudiées ne nous conviennent pas encore. Les réservoirs sont volumineux et difficiles à confiner.

Quelles nouvelles demandes percevez-vous pour les années à venir ?

T.R.  : D’abord, nous devrons maîtriser notre empreinte environnementale sur l’ensemble du cycle d’exploitation, qu’il s’agisse du bruit, des émissions, de la facilité de transport. Nos clients sont demandeurs d’améliorations dans ces domaines. En second lieu, après les émissions, il va falloir que les constructeurs se penchent sur les consommations. Énergie carbonée ou non, la question est d’animer nos machines avec un minimum de consommation. Aujourd’hui, nous travaillons avec des pelles hybrides. Dans des conditions bien particulières, la réduction de consommations atteint 10 à 20 %. Mais il faut encore innover.

Les machines sont aussi connectées. Cette technologie répond-elle à vos besoins ?

T.R.  : J’attends beaucoup du big data. Nous recevons quotidiennement des masses de données de nos machines ; encore faut-il savoir les traiter pour qu’elles nous servent à alimenter nos tableaux de bord et à prendre ainsi de bonnes décisions. Nous utilisons la connectivité des matériels pour améliorer la connaissance de l’état du parc et suivre le fonctionnement des machines. Nous doublons cette remontée d’informations d’un planning hebdomadaire national sur tous nos parcs de machines de production – plus de 1 500 machines ! –, ce qui permet de rapprocher les besoins des disponibilités et de limiter les locations. Surtout, je pense que ces informations doivent aider les chauffeurs pour augmenter le taux d’usage des engins, adopter une conduite souple, économique, productive, veiller à réduire une usure prématurée…

Êtes-vous satisfaits de la sécurité des engins ?

T.R.  : Monter ou descendre d’un matériel reste une action dangereuse. L’accident est souvent le fait d’un manque de visibilité ou d’information sur les mouvements des machines… Nous organisons des formations, car nous sommes dans une démarche « zéro accident ». Nous en discutons très souvent avec les constructeurs.

En 2018, quel message aimeriez-vous entendre sur INTERMAT ?

T.R.  : Innovation ! J’irai découvrir de nouvelles marques, mais je demande aux fournisseurs d’innover. J’attends de ce salon la découverte d’améliorations, de nouveaux outils pour nos équipements et les chantiers de demain…

 

Ce contenu vous est proposé par INTERMAT Paris, salon international de la construction et des infrastructures qui se tiendra du 23 au 28 avril 2018 au Parc des Expositions de Paris-Nord Villepinte.

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