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Des machines plus écologiques s'invitent sur les chantiers ferroviaires

| Enquête |

La réduction du bruit, des fumées et des gaz toxiques est devenue une priorité. Le constructeur autrichien Plasser & Theurer explore la voie de l'électrique à travers sa gamme E3 de bourreuses-niveleuses-dresseuses.

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Les bourreuses-niveleuses-dresseuses de la gamme E3 bénéficient d'une motorisation hybride. © Plasser & Theurer
La recherche de productivité dans les opérations de maintenance et de construction des réseaux ferrés a conduit à la conception de machines toujours plus sophistiquées. Mais, parallèlement, la législation s'est durcie sur le volet écologique des travaux, par essence très bruyants et générateurs de fumées et gaz toxiques. Certains gestionnaires d'infrastructures ne peuvent ainsi plus utiliser les engins à moteur thermique en zones de tunnels.
 
L'édition 2018 d'InnoTrans a été très révélatrice de l'évolution sur le plan environnemental des parcs de matériels roulants et de l'outillage portatif. A l'avant-garde, Plasser & Theurer a pris résolument l'engagement d'une conception écologique de sa gamme de matériels. Faisant le constat de l'électrification d'une bonne partie du réseau européen, le constructeur autrichien a développé une motorisation hybride : thermique et électrique en circulation et en mode travail. Première à en profiter : la gamme E3 de bourreusesniveleuses-dresseuses mécaniques lourdes de voie courante et d'appareils de voie.
 

Idéal pour les chantiers d'entretien

Leur énergie électrique est captée sur la caténaire. Plus innovant encore, des moteurs électriques remplacent leurs cousins hydrauliques sur les essieux moteurs et les outils rotatifs. Le bruit et la pollution s'en trouvent fortement diminués. Plusieurs tensions d'alimentation existantes peuvent être intégrées sur les machines. Cela convient totalement aux chantiers d'entretien où les relevages, les corrections de dévers et les ripages sont faibles. Lors de travaux de voie, la production d'énergie électrique est assurée via une motorisation thermique.
 
Selon les responsables Plasser & Theurer, toutes les gammes d'engins bénéficieront à terme d'une reconception de leurs motorisations tournée vers l'électrique. Une autre réflexion est à l'étude : équiper les machines de batteries lithium-ion rechargeables par l'intermédiaire d'une unité mobile. Une idée séduisante qui voit poindre l'apparition de l'hydrogène pour réapprovisionner les accumulateurs de ces unités mobiles. Encore faudra-t-il que l'électricité produite pour fabriquer l'hydrogène à partir de l'électrolyse de l'eau ne provienne pas d'une centrale à charbon. La chaîne de production de l'hydrogène reste à monter. C'est le défi écologique majeur de demain.

Patrice Hautbois

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