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Les installations de pointe de Hyundai pour s'imposer en Europe

| Reportage |

Le constructeur coréen mise sur son site belge de Tessenderlo. Un complexe évolutif conçu pour accompagner sa croissance. Visite guidée.

Les sites web parasites sanctionnés !
Le site de Tessenderloo regroupe le siège social, l'entrepôt de pièces et le centre de formation. © Bruno Levy / Le Moniteur Matériels
Anvers. Ses nuages gris. Sa mondialisation, surtout. Le choix de la proximité du deuxième port d'Europe est loin d'être un hasard. Si la filiale Construction Equipment du constructeur Hyundai s'est implantée, en février 1995, dans cette partie de la Belgique, à Geel d'abord, c'est évidemment pour disposer d'un accès direct à cette gigantesque plateforme, où débarquent ses engins arrivés directement des usines d'Ulsan, en Corée. Une situation idéale pour se lancer ensuite à la conquête du Vieux Continent. "Vingt-cinq ans plus tard, rien n'a changé dans notre stratégie", raconte Sungwoo Lee, le directeur général de la filiale. "Sauf que nos installations initiales ont laissé place, depuis septembre 2017, à des équipements dernier cri, à Tessenderlo, à 60 km à l'est d'Anvers."
 
Regroupés sur ce site de 81 000 m2, dans lequel travaillent une centaine d'employés, se trouvent, en effet, trois des quatre éléments clés de la politique de distribution européenne du groupe : l'entrepôt de pièces détachées, le centre de formation et le siège administratif. "Cela représente un investissement de 30 millions d'euros", dévoile Tina Boënne, la responsable de la communication. "Le site de stockage des machines, lui aussi tout neuf, complète notre implantation. Il est localisé à Verrebroek, à quelques encablures du port. Cela évite des transports chers et polluants."

Un bâtiment en forme de pelle

Visible depuis l'autoroute qui le longe, le siège social ne passe pas inaperçu. "C'est conceptuel : l'édifice est en forme de pelle. Si on regarde bien, on peut voir le châssis, la tourelle et, au bout, la flèche et le godet", détaille Tina Boënne. Éclairés par la lumière zénithale, de vastes couloirs distribuent les bureaux du SAV, du marketing, de la comptabilité, etc. Et au milieu de ces espaces classiques, une poignée de salariés, regroupés sous la terminologie "Recherche". "Ils ont une tâche bien particulière : comprendre et traduire les exigences européennes, de manière à renseigner les ingénieurs coréens pour permettre la production de machines parfaitement adaptées à notre marché", expose Nicolas Rousseau, directeur du marketing et des ventes. Ouvert sur l'extérieur, le bâtiment dispose aussi d'une salle d'exposition accolée à une salle de réception. De quoi en mettre plein les yeux aux visiteurs.
 
Et ils sont nombreux. Car le centre de formation accueille la bagatelle de 800 personnes chaque année. "Il s'agit principalement des concessionnaires de notre réseau. Il est important de leur transmettre les valeurs de notre groupe, et qu'ils connaissent bien nos machines", explique Tina Boënne. Aux côtés des quatre instructeurs permanents, qui parlent le français, l'allemand, l'anglais et le polonais, les spécialistes des marques partenaires viennent partager leur savoir. Nous croisons ainsi des chefs de produits de Trimble et Engcon qui forment des stagiaires, regroupés par quinzaine. "Ils sont originaires du Portugal, de Bulgarie, de Norvège, d'Écosse…", révèle la responsable de la communication. Si la Hyundai Academy abrite une dizaine de salles de classe sur ses 2 600 m2, elle compte également deux énormes halls où peuvent être testés les différents modèles. Le plus petit est dévolu aux machines de manutention, le plus grand aux engins de construction.
 
À ce vaste espace où la technologie est omniprésente (grands tableaux tactiles, simulateurs de pannes électriques, manipulateurs 3D…), répond l'entrepôt de pièces détachées. Là aussi, l'innovation est partout, notamment à travers quatre systèmes automatiques de stockage vertical des petits éléments. Un laser indique à l'opérateur l'accessoire qu'il doit se procurer. "Cet outil concourt à notre productivité, qui est en moyenne de 300 envois effectués chaque jour", confie Tina Boënne. Au total, quelque 75 000 pièces uniques sont présentes, du tout petit écrou aux plus grands essieux. Mais la capacité peut monter jusqu'à 125 000 unités. Et si, à l'avenir, cela venait à ne plus suffire, une extension de 4 000 m2 a été prévue, qui viendrait s'ajouter aux 12 000 m2 du bâtiment. Un chiffre qui aide à mesurer le chemin parcouru, sachant que l'entrepôt, il y a vingt-cinq ans, n'occupait "que" 1 000 m2…
 
> Retrouvez ce reportage, en version intégrale, dans le n°6075 du Moniteur Matériels daté du 13 mars 2020.

Arnault Disdero