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Colas Rail et TSO Caténaires font passer la régénération caténaire en mode industriel

| Reportage |

Des suites rapides d’un nouveau genre ont fait leur apparition sur le réseau ferré français. Leur cible : les lignes haute-tension de 1 500 et 25 000 V.

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Pour les lignes de 1?500 V, deux trains de travaux travaillent de concert. Crédit : Hakim Bendaoud.

En 2018, SNCF Réseau confiait à Colas Rail (mandataire) et TSO Caténaires une mission aux allures de défi : rénover en cinq ans – avec une option de deux années supplémentaires – et sans arrêt d’exploitation, 1 000km de caténaires. Coût estimé de l’opération : 250millions d’euros. Quatre ans plus tard, entre Dormans et Épernay (51), pas moins de 44 km de caténaires ont été régénérés en seulement dix semaines (9 août-23 octobre) grâce à un train-usine dont la conception et la fabrication ont, elles aussi, été menées tambour battant.

Trois postes de travail

Il n’a fallu que dix-sept mois pour que le modèle dédié aux lignes de 25 000 volts sorte des usines de Geissmar, qui a travaillé en parallèle sur la construction d’un autre train-travaux pour les lignes de 1 500 volts. Long de 235m, cet attelage d’un nouveau genre – auquel il est prévu d’ajouter un lorry pour du pendulage, ce qui portera sa longueur totale à 275m –, se compose de trois postes de travail.

 

Le premier est dédié au démontage des pièces d’attache des haubans de console ainsi qu’au remplacement d’une partie des pendules. L’opération est réalisée depuis une nacelle placée sur un wagon équipé de rails, sur laquelle interviennent deux opérateurs.

 

Doté du même matériel, le deuxième poste est affecté au remplacement de la console et de l’anti-balancement.

 

Enfin, c’est au troisième et dernier poste que revient la charge de remplacer les armements à l’aide de deux nacelles et deux grues. À l’arrière du convoi, une nacelle montée sur rail complète le dispositif. Suivant à bonne distance, son rôle est de vérifier les installations nouvellement posées.

 

Au total, sur ce tronçon de 44 km, 851 armements et 7 000 pendules ont été remplacés au rythme moyen de 22 armements par jour. « Jusqu’à présent, avec les engins rail-route traditionnels, il fallait environ 30minutes pour réaliser toutes ces opérations, alors que désormais, il ne faut pas plus de 10 minutes à chacun des trois postes de travail qui interviennent en même temps », détaille Laurent Herbulot, directeur régional de Colas Rail.

 

Au même titre qu’en usine, sur une chaîne d’assemblage, les trois postes doivent évidemment travailler de manière synchronisée pour respecter le planning imposé par SNCF Réseau. D’autant plus que le trafic continue à augmenter et que le patrimoine est, lui, vieillissant avec des installations dont l’âge oscille entre 50 et 80 ans.

Hakim Bendaoud