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Avec Manitou sur la route de Madison

| Reportage |

Le spécialiste de la manutention tout-terrain a fait l'acquisition en 2008 des marques Gehl et Mustang. Road trip à travers le Midwest à la découverte des installations du groupe français aux États-Unis.

Les sites web parasites sanctionnés !
A Yankton, dans le Dakota du Sud. © Arnault Disdero / Le Moniteur Matériels
La Route 66 passe plus au sud, mais la carte postale est en tout point semblable. Soleil de plomb, rubans noirs interminables et prairies verdoyantes. C'est dans ce décor que se logent les installations nord-américaines de Gehl et de Mustang. Depuis leur acquisition par Manitou en 2008, les deux marques spécialisées dans le matériel compact se déploient en Inde, au Brésil et plus encore en Europe. L'international constitue désormais la moitié des ventes.
 
Premier arrêt : West Bend, dans le Wisconsin. Un bâtiment ultramoderne accueille le siège de Manitou aux États-Unis, ainsi qu'un centre de recherche et développement et un musée à la gloire de Gehl. Une poignée de Français, éparpillés dans les services, se glissent dans l'effectif de deux cents employés. Chose rare, nous avons accès aux équipements de R&D. Rien n'y manque : une imprimante 3D, des chambres climatiques permettant d'atteindre -30 et +50°C, une pièce insonorisée... Dans cet espace s'élaborent les innovations sur les machines produites sur le sol américain. La cinquantaine d'ingénieurs ne travaillent pas en vase clos. "Nous sommes constamment en contact avec nos équivalents situés en France", confie Tyler Handel, le responsable R&D. "Cela nous permet de nous répartir les tâches et de gagner en efficacité."
 
 

La salle insonorisée fait également office... d'abri en cas de tornades.

 

Le résultat de cette recherche est visible à Yankton, dans le Dakota du Sud. Dans cet établissement, on fabrique les chariots télescopiques des gammes RS et DL, ainsi que les plus grosses chargeuses sur chenilles. Soit une dizaine de modèles montés sur trois lignes. Le site, qui compte aussi un bureau de R&D d'une vingtaine d'ingénieurs, se veut très à la pointe, avec des découpeuses laser et des robots soudeurs. À 160 km de là, l'usine de Madison avec ses trois cents salariés est le premier employeur de la bourgade de 6 500 âmes. Implantée sur un site 14 ha, elle n'occupe pas moins de 30 000 m2 au sol.
 

Synergies transatlantiques

 
Difficile de percevoir la cohérence de ce bâtiment aux multiples extensions. Rien à voir avec les installations de Manitou à Ancenis, en Loire-Atlantique, organisées autour de lignes d'assemblage sur rails très automatisées. Si le rail est bien présent, il serpente au plafond. Des crochets en pendent, permettant l'accrochage des machines en cours d'assemblage. Les deux lignes de production sont mixtes ; on y monte aussi bien les skid steer que les chargeuses sur pneus ou chenilles. Soit douze modèles au total, déclinés en 126 variations, selon leur destination finale. "Notre relation de travail avec le siège français s'est renforcée ces dernières années", confie Jeff Minnaert, le directeur du site. "Depuis cet automne, nous appliquons aussi la couleur rouge Manitou. Cela renforce notre sentiment d'appartenance au groupe."
 
Dans les usines, les femmes sont présentes en nombre sur les chaînes de montage.
 
Polyvalents, les employés portent des polos siglés Manitou Group : noirs pour les soudeurs, rouges pour les opérateurs, bleus pour les fonctions support, etc. L'Américain n'est pas sexiste : Jeff Minnaert l'affirme, son usine est celle du continent qui compte le plus d'effectif féminin - plus de 10% - sur les postes d'opérateur. "Notre dispositif compte également le site de production de Waco, au Texas, et le centre de distribution de pièces de Belvidere, dans l'Illinois, complète Rick Alton", président de la division équipements compacts de Manitou, qui dirige les 1 200 salariés de la branche américaine. "Nous sommes dimensionnés pour gagner de nouveaux marchés." Son prochain défi : la commercialisation des nacelles télescopiques en Amérique du Nord. Des machines en provenance... d'Ancenis. Les synergies transatlantiques sont résolument en marche chez Manitou.

Arnault Disdero

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