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Ascenseurs pour grues à tour : la date butoir confirmée

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L’Assurance maladie n’a pas aménagé le calendrier d’installation des ascenseurs dans les grues à tour, qui  toujours prévue pour le 1er janvier 2017.

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Il y a a tout moment entre 3500 et 4000 grues montées sur les chantiers de France. © GILLES RAMBAUD

Douche froide pour les gestionnaires de grues à tour : le Comité technique national des industries du bâtiment et des travaux publics de l’assurance maladie a maintenu la date butoir d’installation des ascenseurs dans les grues à tour supérieures à 30 m, qui restent obligatoire à partir du 1er janvier 2017. Lors de ce vote, les partenaires sociaux ont rejeté une demande d’abaisser progressivement le seuil limite, aujourd’hui de 60 m. L’idée défendue par les entreprises était de descendre à 50 m en 2017, puis 40 l’année suivante avant d’atteindre les 30 m qui correspondent peu ou prou à 90% des grues à tour utilisées en France. C’est donc tout le parc qui doit être mis aux normes avant la fin de l’année.

 

L’argument pour rejeter cette demande s’appuie sur la date de publication la recommandation R459 qui introduit cette obligation : 2011. Les entreprises avaient donc 6 ans pour se mettre en conformité, un délai raisonnable. Sauf que… les ascenseurs de ce type n’étaient pas disponibles sur le marché. Les fabricants de grues ont tardé à plancher sur le sujet et n’ont présenté leurs premiers prototypes que l’année dernière. La commercialisation effective de ces nouveaux matériels n’a véritablement commencé que cette année. Or il y a à tout moment entre 3500 et 4000 grues à tour montées sur les chantiers de France. Qui peut croire que 4000 ascenseurs seront livrés avant Noël ? Pire : les loueurs de grues, fragilisés par une féroce guerre des prix, auront-ils les moyens d’investir massivement dans ces matériels et dans leurs coûts induits ? Car aujourd’hui ces loueurs sont structurés pour intervenir en 24 heures en cas de panne sur leur matériel. Trop long pour un grutier bloqué dans un ascenseur, qui doit être dépanné dans l’heure, ce qui implique la mise en place d’un coûteux service d’urgence.

 

Ces arguments seront à nouveau débattus lors d’un nouveau vote du Comité technique national prévu pour le mois d’octobre prochain. Il est risqué de temporiser jusqu’à cette décision car, si la date butoir est une nouvelle fois confirmée, il ne restera plus que deux mois pour commander, recevoir et installer les nouveaux matériels. Mission impossible.

Gilles rambaud

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