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ACX offre le choix de l'entraînement

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En plus de fournir nettement plus de puissance sur sa nouvelle génération de pelles rail-route, le spécialiste propose soit la friction, soit l'hydrostatique.

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Les deux modèles de 24RR sont taillés pour lever cinq tonnes en bout de flèche. © Arnault Disdero / Le Moniteur Matériels
Son succès, le jeune constructeur ACX l'a bâti autour d'un modèle, la 23RR. Ce n'est pas que cette pelle rail-route de 23 tonnes débarquée en 2016 se faisait vieille, mais elle comportait un défaut majeur : elle n'était plus en accord avec les normes antipollution désormais en vigueur. Quitte à la faire évoluer pour se conformer à la fameuse Phase V, la direction de l'entreprise normande a fait preuve d'ambition. Non seulement sa motorisation sera modifiée pour intégrer un système de post-traitement des gaz d'échappement comportant AdBlue et filtre à particules, mais la machine sera également entièrement repensée.
 
Le résultat prend pour nom 24RR, avec une tonne supplémentaire sur la balance, vite compensée par des performances décuplées. "L'ancien moteur développait 89 kW, le nouveau 110 kW. Idem pour l'hydraulique : le débit de chacune des deux pompes est passé de 115 à 176 litres par minute", énumère Magloire Gohé, le chef d'atelier qui a participé à l'élaboration du cahier des charges et à la conception des prototypes. Avec de telles caractéristiques, l'engin est taillé pour les tâches les plus difficiles, muni de toutes sortes d'accessoires. ACX ne s'y est pas trompé en faisant agréer par la SNCF sa 24RR pour les travaux de débroussaillage, chose unique pour une machine de cette catégorie et qui lui offre une corde de plus à un arc déjà bien fourni.

Des contrepoids escamotables

Pour faire bonne mesure et surtout ne rien perdre en sécurité, les concepteurs ont eu une idée ingénieuse et originale : intégrer au cœur du châssis des contrepoids amovibles escamotables. Actionnable directement depuis le poste de commande, cette technologie permet de garder la stabilité nécessaire à tout moment. Même avec une charge maximale pouvant atteindre 5 tonnes en bout de flèche, soit de 2 tonnes de plus que sa petite sœur !
 
L'aspect sécuritaire ne s'arrête pas là, puisqu'une nouvelle caméra est venue s'incruster sur la partie droite de la tourelle, pour une vision latérale parfaite. Elle s'ajoute à la traditionnelle optique arrière et à l'excellente visibilité périphérique en cabine, marque de fabrique d'ACX, qui s'applique à proposer systématiquement des gabarits ramassés, notamment derrière l'assise du conducteur. Cette dernière a elle-même été corrigée. "Le siège indépendant a laissé place à un bloc siège-commande suspendu pneumatiquement, ce qui augmente grandement le confort du chauffeur", explique Magloire Gohé. Epuré, le poste de conduite complètement revu est digne du niveau de bien-être délivré par les plus grandes marques. Une manière de répondre à la pénurie de chauffeurs, en rendant l'attrait de pilotage plus attirant.
 
Puisqu'il est question de séduction, ACX a aussi fait contre mauvaise fortune bon cœur du point de vue de l'entraînement : "Les clients, particulièrement les plus gros, sont friands de l'hydrostatique, raison pour laquelle nous avons développé ce système sur la 24RR", divulgue le chef d'atelier, presque à contrecœur. Mais les inconditionnels de la friction ne sont pas pour autant oubliés, le système est toujours proposé, lui aussi. Le choix du roi, en quelque sorte. D'un côté un dispositif qui demande davantage de maintenance mais se révèle plus doux à la conduite, de l'autre un mécanisme usant davantage les pneumatiques tout en garantissant une plus grande puissance de traction. "Le tour de force, c'est que la machine conserve exactement le même poids, quel que soit son entraînement", se congratule tout de même Magloire Gohé. Soit un total de 24,8 tonnes en ordre de marche.

Vers un agrément européen

Agréée par la SNCF, la 24RR ne satisfait pas encore la norme européenne EN15746, indispensable dès juillet 2021. "Il s'agit d'un dispositif réglementaire extrêmement exigeant en termes de prescriptions. Notamment du point de vue de l'informatique embarquée : une boîte noire, des capteurs de charge et de dévers, et d'autres télématiques embarquées devront être implémentés", développe Angéline Avenel, responsable de production de la société. A ce corpus législatif, on doit curieusement une coquetterie qui a déjà fait son apparition : les machines ACX ont délaissé le blanc pour un jaune poussin, plus visible selon Bruxelles. Pour marquer le changement de gamme et accompagner cette couleur, le constructeur a conçu quatre coverings de personnalisation. Des peintures grises aux motifs résolument modernes, en résonance avec le caractère innovant de la 24RR.

 

Arnault Disdero